• La Puissance du Réveil: Un Avertissement pour l'Eglise

     

     

     

    La Puissance du Réveil: Un Avertissement pour l'Eglise
     

    Par Jonas Oramel Peck

     

    " L’Eglise a besoin de plus de puissance et non de plus de machinerie. Ceci est un paradoxe tragique dans l’histoire de l’Eglise: lorsque la puissance décline, la machinerie augmente. " A partir d’une étude minutieuse sur la puissance de réveil dans l’histoire chrétienne, l’on acquerra la ferme conviction que l’Eglise est en train de se diriger dans la mauvaise direction quand elle multiplie la machinerie et en dépend autant, et quand elle semble réaliser si peu l’inutilité de cette dernière sans la puissance divine. Demandez à Christ le secret de Sa capacité à secouer la Judée et à ébranler les philosophies et religions païennes. Quelle machinerie a t-Il utilisée ? Les moyens qu’Il utilisait étaient en nombre minimal, tandis que la puissance était à son maximum. Ses paroles étaient presque entièrement les moyens qu'Il employait. Mais quelle force il y avait lorsqu’Il prononçait Ses paroles! Les hommes étaient saisis d’étonnement face à Son discours merveilleux. Il employait le même discours utilisé par d’autres hommes, mais le sien était surchargé d’une puissance que les paroles des autres ne possédaient pas. " Quelle parole que celle-ci ! " s’écriaient les hommes. Lorsqu’Il oignit les yeux du mendiant aveugle avec de l’argile, c’est Son ordre " Va te laver " qui ouvrit une splendide vision de la beauté devant les yeux de cet homme autrefois aveugle. Ce sont Ses paroles qui guérirent les lépreux et ressuscitèrent les morts. La machinerie avait peu de place dans Son ministère. La puissance divine était d’une importance suprême; et lorsque le Seigneur donna Son grand commandement en envoyant les apôtres étendre l’Eglise, Il avait encore à l’esprit ce grand principe de la conquête chrétienne.

    Si l’on s’avisait à argumenter que le ministère de Christ était exceptionnel et non destiné à indiquer les méthodes des activités de l’Eglise pour les époques postérieures, nous donnerions la double réplique suivante : Son ministère était au moins typique et une illustration du secret du plus grand succès dans l’effort d’amener le monde à L’accepter comme Seigneur et Sauveur. Dans Ses instructions données à Ses apôtres durant l’époque critique de l’établissement de la nouvelle foi, se trouve la condition essentielle et perpétuelle du succès. Si Christ ne nous avait pas donné cette possession suprême à Son Eglise dans Ses propres enseignements et dans les directives divines du Saint-Esprit, alors Il ne nous aurait pas donné un système de foi parfait et complet. Cela, l’auteur ne peut pas le croire. L’on doit soutenir, si l’on accepte l’adéquation du christianisme à l’accomplissement de la rédemption du monde, que Christ a révélé tout le secret dans le Nouveau Testament. Et quel a été Son plus grand enseignement prodigué à ceux qui étaient les plus proches de Lui, quant à la source d’une réussite sans faille ? Y a t-il une seule allusion à une quelconque attention minutieuse sur la machinerie ecclésiastique et organisationnelle ? Pas le moins du monde, Il ne se référait à ces choses qu’accidentellement. Mais sans cesse, l’idée récurrente est celle de la puissance. Les soixante-dix étaient envoyés sans bourse ni souliers, mais étaient revêtus d’un pouvoir sur les maladies et les démons et les reptiles menaçants. Et lorsque Christ s’approcha de l’heure de Son départ et qu’Il laissa à Ses disciples la mission d’accomplir de plus grandes œuvres que celles qu’Il avait faites, quel fut Son testament confidentiel concernant les moyens à déployer en vue de leur grande réussite ? Leur parla-t-Il d’une parfaite machinerie ou de l’invention de mécanismes ? Il ne prononça pas un seul mot sur cette manie moderne, mais dit simplement : " Demeurez dans la ville de Jérusalem jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en-haut. " Un ministère et une Eglise remplis de puissance étaient le seul objet de Sa pensée pour ce jour-là et pour toutes les époques qui allaient suivre.

    Les premiers chrétiens allaient aussi partout, mettant le monde " sens dessus, sens dessous ", à cause de leur revêtement de puissance. Pauvres dans les autres choses, ils étaient riches dans le don céleste. Ils n’avaient pas d’argent à donner à un mendiant estropié, mais ils possédaient l’autorité pour lui dire : " Lève-toi et marche ! " Même l’ombre de l’un des apôtres avait plus de puissance pour guérir les malades que toute la machinerie de l’organisation dans l’Eglise moderne. Et tous les premiers disciples avaient la puissance après que le Saint-Esprit fut venu sur eux. Ils ne nommèrent aucun comité et ne formèrent aucune organisation pour accomplir le travail d’évangélisation, mais, individuellement revêtu de puissance, ils poursuivaient la tâche de leur sainte mission. L’ère de la moindre puissance dans l’Eglise correspond à la période de sa plus grande dépendance à l’égard de la machinerie. Les mythes furent stigmatisés en dogmes; les inventions sans fondements de la prêtrise furent exaltés comme des canons de la foi; les superstitions païennes furent établies comme des vérités chrétiennes.

    Dans toutes les époques qui suivirent, la période où la puissance spirituelle était maximale fut été caractérisée par un minimum de machinerie. Chaque réforme véritable dans l’histoire de l’Eglise de Dieu témoigne d’une mise à l’écart d’une vaste quantité de mécanismes compliqués inventés dans une période corrompue. Les réformes au 16e siècle en Allemagne et en Angleterre n’ont t-elles pas brisé en morceaux une bonne partie de la machinerie du catholicisme romain ? Et cependant, ces réformes même n’ont-elle pas failli dans la réalisation des promesses les plus complètes parce qu’elles gardèrent une trop grande partie de la machinerie inutile et flétrie de Rome ? Les organisations élaborées, les formes ecclésiastiques pleines de grandeur, et les imposantes cathédrales n’ont-elles pas toujours conduit au formalisme et à la faiblesse dans la puissance spirituelle ? La régénération baptismale, le sacramentalisme, le ritualisme et l’enfermement ecclésial n’ont-ils pas largement remplacé la dépendance simple et sublime des hommes à la puissance de Dieu par le Saint-Esprit ?

    La machinerie n’est pas la puissance, mais le moyen par lequel la puissance accomplit des résultats. En mécanique, il est estimé (d’après ce que croit l’auteur) qu’un tiers de la puissance est consommé ou perdu par friction. Ainsi, multiplier la machinerie sans puissance supplémentaire revient à multiplier la faiblesse. N’y a t-il pas une tendance prononcée aujourd’hui de multiplier les moyens plutôt que de confesser consciemment un manque de puissance ? Lorsque les hommes sont à genoux, ils ne ressentent plus le besoin d’avoir plus de machinerie, mais celui de davantage de force divine. Le cœur et la conscience, dans la présence de Dieu, sont les guides plus sûrs vers les sources de la puissance et de l’efficacité que l’intellect et l’étude.

    Il reste une chose qu’il ne faut pas oublier de dire. Personne ne doute à propos de ces invention et multiplication des moyens qui sont tous proposés par des hommes et femmes valables, et avec les meilleures motivations. Ces ouvriers connaissent les besoins lamentables du Maître de la vigne et sont animés dans leur cœur par le fardeau de satisfaire à ces besoins urgents. Mais à mesure que l’Eglise augmente sa machinerie, la conviction qu’elle se dirige dans la mauvaise direction va en augmentant. Le besoin suprême est celui d’avoir plus de puissance divine répandue sur ses moyens actuels. Elle peut l’obtenir plus rapidement, plus sûrement et plus facilement qu’en se construisant une nouvelle machinerie. Le don est donné gratuitement à tous. Il convient à tous. Il rend efficace toutes les classes, et sans cette puissance d’en-haut, toute la machinerie est inutile.

    Le pasteur Dr Daniel Steel affirme que le plus grand péril de l’Eglise aujourd’hui est l’ancien péché qui consiste à abandonner Dieu, la fontaine vivante, et à se creuser des citernes crevassées, en substituant les agents humains à la puissance divine. En d’autres termes, pour citer précisément ses mots figurant dans un autre paragraphe : " La tendance du protestantisme moderne est celle d’une faiblesse croissante de la compréhension du Saint-Esprit en tant que réalité, et la non-utilisation pratique de cette source de vie et de puissance spirituelles. Ce qui est nécessaire de la part de tout chrétien, c’est " une disposition au travail ", et ensuite une longue audience avec Dieu jusqu'à ce qu’il reçoive la puissance d’en-haut. En cherchant les réveils, beaucoup cherchent une nouvelle machinerie. Mais le besoin est celui de plus de puissance divine. Si tout le temps et toutes les pensées dépensés dans la planification de nouvelles machineries étaient dédiés entièrement à la consécration, à la prière de la foi, et au travail direct en vue de la conversion des hommes, un million d’âmes seraient annuellement ajoutées. Que Dieu nous envoie plus de puissance ! "

    " Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous. " Nos méthodes et notre machinerie sont inutiles à moins que nous ne soyons revêtus de la puissance d’en-haut. Toute grâce se trouve dans notre Christ en faveur de Son peuple. Nous avons la possibilité de l’obtenir si nous sommes parmi ceux qui la cherchent. Il s’agit d’un don. Toutes nos organisations et nos méthodes ne peuvent produire que de faux réveils sans ce revêtement divin. Un seul souffle du Saint-Esprit produira un véritable réveil ! Oh, la puissance d’en-haut !

    Référence: The Revival and The Pastor (Le Réveil et le Pasteur), J.O Peck

    Source: The Watchword

     


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