Ce film à grand succès n'est qu'un consensé de magie et de sorcellerie, à déconseiller formellement aux Chrétiens et à leurs enfants!

            "La Communauté de l'Anneau" est le premier film d'une série fondée sur "Le Seigneur des Anneaux", la célèbre trilogie fantastique de l'auteur anglais J. Tolkien. Dès sa sortie en France le 19 décembre 2001, cette réalisation somptueuse du cinéaste néo-zélandais Peter Jackson a reçu le titre de "Seigneur des Ecrans". Le film dure trois heures ; il est projeté actuellement dans le monde entier. Selon Richard Corliss, le critique de Time Magazine, il procure au spectateur "une expérience exaltante" d'une rare intensité ; pour Alain Spira, critique de Paris-Match, "il exhale un étrange parfum venu d'ailleurs... et reste l'ultime baguette magique qui peut nous faire retrouver nos émerveillements et nos belles peurs d'enfants" (décembre 2001).

Du jamais vu !

            Lors de la sortie du film en Nouvelle-Zélande, la capitale Wellington a officiellement adopté pendant une semaine le nom de "Terre du Milieu". Au cours de cette semaine-là, le quotidien néo-zélandais "Evening Post" s'est appelé "Middle Earth Post" (Dépêche de la Terre du Milieu). Le gouvernement de la Nouvelle Zélande vient de créer un "Ministère du Seigneur des Anneaux" tout à fait officiel. Son but : promouvoir le tourisme et l'industrie cinématographiques en Nouvelle Zélande, les sites naturels de ce pays pouvant fournir aux cinéastes des décors d'une beauté éblouissante. (Les décors de "La Communauté de l'Anneau" sont une habile association de paysages naturels néo-zélandais et d'images virtuelles.) Le tournage des deux autres épisodes est déjà terminé. La sortie en salle du deuxième film, "Les deux Tours" est programmée pour Noël en 2002, et celle du troisième, "Le Retour du Roi", pour Noël en 2003.

            Ce succès retentissant est comparable à celui de "Harry Potter", et l'on entend dire que "La Communauté de l'Anneau" concurrence sérieusement le film sur le petit sorcier anglais. Cependant, il conviendrait plutôt de parler de complémentarité, car ces films sont l'un et l'autre des productions de la Société "New Line", filiale de AOL Time Warner.

Le Thème du film

            L'action se déroule dans un lieu imaginaire appelé "La Terre du Milieu" et met en scène une lutte aux dimensions cosmiques entre les puissances du bien et celles du mal. Les habitants de cette "Terre du Milieu" sont les humains, les hobbits (semblables aux humains mais plus petits par leur taille), les elfes, les nains, les magiciens, et les orques (à ne pas confondre avec les orques, animaux marins du groupe des Cétacés !)

            Il y a bien longtemps, le puissant et maléfique Sauron (ce nom dérivé du grec signifie "reptile", comme dans "dinosaure") a fait forger un anneau donnant à celui qui le porte des pouvoirs illimités. Après avoir disparu pendant trois millénaires, cet anneau reparaît : Frodon Sacquet, un jeune hobbit, le reçoit en héritage. Pour éviter que cet objet magique soit mal utilisé, Frodon entreprend un périlleux voyage pour le rapporter à Mordor, le seul endroit où l'anneau puisse être détruit. Là, en effet, se trouve l'abîme de feu où il a jadis été forgé. Comment le spectateur ne retiendrait-il pas son souffle ? Le salut de toute la "Terre du Milieu" repose sur l'humble et fragile personne de Frodon Sacquet, et sur la bonne volonté de sept amis loyaux qui le soutiendront tout au long de cette aventure aux dimensions épiques.

J.R.R. Tolkien

            John Ronald Reuel Tolkien est né en Afrique du Sud à Bloemfontein en 1892. Orphelin de père dès l'âge de 4 ans, il a été élevé en Angleterre par sa mère, dans un village près de Birmingham dans la région des Midlands. (Remarquons au passage que "Midlands" pourrait se traduire par "Terres du Milieu". C'est peut-être plus qu'une coïncidence : Tolkien a souvent affirmé qu'au travers de ses descriptions d'un univers imaginaire, il tentait en fait de dépeindre la réalité.) J.R.R. Tolkien a fréquenté des écoles privées catholiques avant d'étudier à l'Université d'Oxford, puis de participer à la première guerre mondiale comme jeune sous-officier dans les tranchées du département français de la Somme. Par la suite, il a enseigné l'anglo-saxon à Oxford. Il est devenu un linguiste de renommée mondiale, spécialiste de littérature anglo-saxonne et des langues nordiques anciennes. Il parlait couramment le latin, le grec ancien, et de nombreuses langues vivantes. Ceux qui l'ont connu évoquent sa prodigieuse érudition, ses fortes convictions catholiques, son amitié avec son collègue C.S. Lewis, sa passion pour la mythologie celte, scandinave et germanique, et sa capacité de créer de nouvelles langues, appelées "elfiques" ou "gnomiques", aux consonances tantôt galloises, tantôt finnoises... plus d'une quinzaine en tout !

            Au départ de son œuvre romanesque, il y a d'abord eu des histoires fantastiques qu'il inventait pour ses trois enfants. Mais la rédaction de la trilogie "Le Seigneur des Anneaux" (publiée en 1954) a pris quinze années. Avec un foisonnement de détails et un talent de conteur hors pair, Tolkien a construit tout un univers avec des dieux, une histoire, des peuples avec leurs coutumes, leurs langues et leurs mythologies, des créatures prodigieusement variées, des monstres, et des braves qui participent à des aventures héroïques. En toile de fond, on retrouve partout un combat incessant entre le bien et le mal. Tolkien affirmait qu'il écrivait "des contes de fées pour adultes", et que ses récits étaient un prolongement du mythe de l'Atlantide, le célèbre "continent perdu".

            Tolkien est mort à Bournemouth en 1973, laissant à son fils Christopher le soin de terminer la rédaction de son dernier grand roman, "Le Silmarillion". Son influence s'étend au-delà de la littérature : sa mythologie a inspiré les hippies des années 1960, certaines chansons de Led Zeppelin, ainsi que le très populaire jeu de rôles "Donjons et Dragons". Terry Donaldson, Directeur d'un "Centre du Tarot" à Londres, propose à la vente un article à succès : "L'Oracle du Seigneur des Anneaux". C'est, pour l'essentiel, un jeu de cartes inspirées par les romans de Tolkien, servant à recevoir des révélations et à pratiquer la divination.

Le monde imaginaire de Tolkien

            Berit Kjos est une fidèle servante de Dieu, née en Norvège, marié à Andy, tous deux résidant aux USA., responsables du site Internet www.crossroadto. Dans son article "Tolkien's Lord of the Rings" (Le Seigneur des Anneaux de Tolkien), Berit Kjos souligne les contradictions internes de la pensée de Tolkien. Dans sa correspondance personnelle, Tolkien mettait en garde contre la pratique de l'occultisme : pourtant il peuple ses ouvrages de magiciens, d'enchantements, et de créatures mythiques. Les personnages dont il a fait les champions du "Bien" se livrent à de nombreuses pratiques que dans sa Parole, Dieu appelle "des abominations", c'est à dire des horreurs.

            Catholique engagé, Tolkien professait sa foi en un Dieu unique, Créateur de l'Univers. Mais "Iluvatar" ("père de tout", le dieu créateur mythique de son œuvre écrite) n'a pas achevé sa création. Il a abandonné ce soin à des sortes de "divinités de second rang". La Bible nous révèle l'identité véritable de ces êtres-là : ce sont les "principautés et les puissances" que mentionne Paul dans le chapitre 6 de son épître aux Ephésiens. Tolkien cède à ces principautés et à ces puissances déchues des attributs strictement réservés à Dieu Lui-même : il leur confère le statut de créateurs. Le lecteur n'est pas convié à revêtir toute l'armure de Dieu (Eph.6:11) pour leur résister ; il est convié à les contempler, à s'en délecter, et à entrer en communion avec elles ! C'est en quelque sorte, une idéalisation de l'occultisme.

            Le monde de Tolkien comporte toute une hiérarchie de divinités. Il y a par exemple Manwë, chargé de tout ce qui concerne les airs et les créatures de l'air. Il a épousé Varda, la Suprême. C'est elle qui a crée les étoiles, établi les parcours du soleil et de la lune, et placé l'astre brillant Eärendil (nom qui désigne l'étoile du matin et signifie "le dieu cornu") dans les cieux. Elle écoute les cris des hommes et des elfes et a compassion d'eux. On ne peut s'empêcher, ici, de penser à la "Reine du ciel" dont le culte abominable est dénoncé par Dieu dans le chapitre 44 du Livre de Jérémie. Il y a Ulmo, le Seigneur des eaux. Il gouverne les eaux et tout ce qui s'y meut. Il prend soin de toutes les créatures de Ilùvatar, leur inspire des songes, leur parle par la musique des eaux, ou leur apparaît directement. Est-il besoin de s'étendre davantage pour prouver que celui qui se plonge dans l'univers imaginaire de Tolkien s'immerge dans le paganisme ?

            Tout, dans une salle de cinéma moderne, est fait pour favoriser l'immersion totale du spectateur dans les événements virtuels présentés sur l'écran. Ses yeux et ses oreilles sont bombardés de sensations fortes, à un rythme tel qu'il est incapable de se distancier de ce qu'il voit et entend. Il est rarement en mesure d'analyser le spectacle tout en le regardant. S'il y prend plaisir, il ne peut que le "recevoir", l'absorber, l'intégrer sans examen. Il est réduit à un consommateur passif. Il faut le reconnaître, beaucoup d'amateurs du grand et du petit écran recherchent cette passivité mentale et ne souhaitent pas se livrer à une analyse critique. Ils parlent de "la magie du cinéma", ou de "la magie du petit écran", et c'est bien de cela qu'il s'agit. En fait, les conditions de la salle de cinéma induisent chez la plupart des spectateurs un état de transe hypnotique. Inconscient de ce qui se passe en lui, généralement le spectateur intériorise ce qu'il voit et entend ; il permet ainsi qu'on manipule ses pensées et ses sentiments, et ne frémit même plus d'horreur à l'idée d'être un "objet" sur lequel d'autres agissent...

            Certains raisonnent ainsi : "C'est un monde dans lequel on voit resplendir le Bien, face au Mal et aux ténèbres ; voyez, par exemple, l'humilité et le désintéressement de Frodon, et la noblesse de ses sentiments. Il renonce à la puissance. C'est vrai, le film contient des scènes d'horreur d'une rare violence, maisvoyez la loyauté des amis de Frodon, leur solidarité à toute épreuve malgré leurs origines si diverses. Ne sont-ils pas des modèles ? Face au sinistre mage Saroumane, voyez le bon et sage Gandalf, qui combat la magie noire au moyen de sa magie blanche, et va jusqu'à se sacrifier lui-même. Comment ne pas voir là un reflet de l'amour rédempteur du Christ ? N'y a-t-il pas dans ces œuvres des valeurs spirituelles authentiquement chrétiennes ?" On trouve aussi des lecteurs pour qui un nom aux sonorités claires et musicales comme "Eärendil", ne pourrait en aucun cas désigner un dieu malfaisant, cornu ou non !

            A ceux qui raisonnent ainsi, on voudrait crier de toutes ses forces : "Réveillez-vous donc ! Revenez à la Parole du Seigneur et laissez-vous éclairer ! Sortez, au Nom de Jésus, de ces enchantements démoniaques, de cette transe hypnotique à laquelle vous prenez plaisir, avant qu'elle ne vous aspire jusque dans l'enfer éternel ; demandez pardon à Jésus de vous être laissés séduire, et dégagez-vous l'esprit de l'Antichrist ! Revenez à la Bible, au Sauveur qui est mort et ressuscité pour vous, croyez Ses paroles de vérité, et rejetez tous ces beaux mensonges ! Seule la Parole de Dieu rend intelligent et permet de connaître le Fils Eternel de Dieu, le Seigneur unique de toutes choses ! Il ne s'agit pas de nous convertir au "Bien", ou au "Beau", ou à quelque "spiritualité", mais de mourir à nous-mêmes et à la vie adamique pour naître de nouveau par Jésus le Messie, et vivre de Lui et en Lui !

            Parler de "valeurs chrétiennes" à propos du "Seigneur des Anneaux", c'est oublier que la magie dite blanche est aussi abominable aux yeux de Dieu que la magie noire. Tout autant que la magie noire, elle implique le recours aux esprits démoniaques. Sans doute est-elle encore plus pernicieuse que la magie noire, car elle paraît bonne à ceux qui n'ont pas été éclairés par la Parole de Dieu. C'est pour la même raison que plus d'un chrétien s'est laissé berner par les écrits de Joanne Rowling, l'auteur de "Harry Potter".

            La Parole de Dieu est d'une clarté parfaite : « Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui se livre à la divination, qui tire des présages, qui ait recours à des techniques occultes ou à la sorcellerie, qui jette des sorts, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou prédisent l'avenir, personne qui interroge les morts. En effet, quiconque se livre à ces pratiques est en horreur à l'Eternel. ... Tu seras entièrement consacré à l'Eternel, ton Dieu. ... Car ces nations que tu déposséderas écoutent les tireurs de présages et les devins ; mais à toi, l'Eternel ton Dieu ne le permet pas » (Deutéronome 18:10-14).

            N'oublions pas non plus la mise en garde de l'apôtre Paul: « Ces gens-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et ce n'est pas étonnant, car Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n'est donc pas étrange que ses serviteurs aussi se déguisent en serviteurs de justice » (2 Cor. 11:13-15).

Réincarnation

            Dans l'univers de Tolkien, les elfes et les magiciens possèdent la vie éternelle. La vie des humains, à de rares exceptions près, se termine à la mort physique. Une petite élite, constituée de ceux qui ont été intimement associés au monde des elfes, peut espérer se réincarner. La réincarnation était bien plus qu'une fantaisie littéraire pour Tolkien. Dans une lettre personnelle à un ami, il l'admettait en tant que possibilité : "La réincarnation, c'est peut-être de la mauvaise théologie... mais je vois mal comment un théologien ou un philosophe (à moins d'avoir une meilleure connaissance de la relation entre l'esprit et le corps que je ne crois possible pour quiconque) pourrait nier que la réincarnation, comme mode d'existence, puisse être accordée à certaines créatures rationnelles incarnées. (Correspondance, page 189.)

            La Parole de Dieu nous enseigne ceci : « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9:27).

Le personnage de Gandalf

            Dans une autre de ses lettres, Tolkien évoque Gandalf. "Gandalf n'est pas, bien sûr, un être humain, homme ou hobbit. Il n'existe pas de mots dans notre langue d'aujourd'hui pour décrire ce qu'il est. On pourrait l'appeler, me semble-t-il, un "ange" incarné... ainsi que les autres Istari, les sorciers, "ceux qui ont la connaissance". Il est un émissaire des Seigneurs de l'Occident, envoyé sur la Terre du Milieu au moment où va surgir la grande crise provoquée par Sauron. Par 'incarné', je veux dire qu'il habite un corps physique capable d'éprouver la douleur et la fatigue. Pourquoi adopterait-il cette forme-là ? Cela tient à la mythologie des Puissances angéliques dans le monde de ma fable.... La mission de ces êtres est essentiellement de former, de conseiller, d'instruire, d'éveiller le cœur et l'intelligence de ceux que menace Sauron, pour qu'ils entrent en résistance et mobilisent leurs propres forces... Gandalf s'est sacrifié. Il a été agrée, il a été exalté, et il est revenu" (Correspondance, page 202). Gandalf est réellement "mort", et il a subi une transformation..."Je suis Gandalf le Blanc, revenu de la mort..."(Correspondance, page 201).

            Cette sorte d'ange incarné ne correspond pas aux anges de la Bible. En revanche, il aurait tout à fait sa place dans la hiérarchie des "devas", des "anges", des "maîtres de la sagesse" du système théosophique ; il rappelle les "maîtres" ou "esprits-guides" comme Djhawal Khul, qui inspirait des messages à Alice Bailey, spirite et prophétesse du Nouvel Age. D'autre part, l'aventure de Gandalf (qui, précise l'auteur, s'est sacrifié, a été agrée et exalté, puis est revenu de la mort) n'est-elle pas une singerie de la mort et de la résurrection de Christ ? Si nous sommes à Christ, comment pourrions-nous prendre plaisir à une histoire qui cherche à introduire un "ersatz" du Seigneur dans nos intelligences et dans nos cœurs ? Si nous aimons notre Dieu, comment pourrions-nous nous divertir même pour "raison artistique", avec des choses spirituellement souillées que Dieu hait ? On peut dire cela aussi des autres champions du "Bien" dans "La Communauté de l'Anneau".

Le rôle de l'imagination humaine

            Tolkien disait : "mes histoires s'écrivent toutes seules, une fois que j'ai commencé". Une telle remarque semble indiquer qu'il était, d'une manière ou d'une autre, un "inspiré". On doit donc se poser la question : "d'où vient l'inspiration, si elle ne provient pas de l'Esprit de Dieu ?" En effet, les choses spirituelles ne peuvent provenir que de deux sources : celle d'en haut, ou celle d'en bas.

            Tolkien écrivait par ailleurs : "Créer un mythe, peupler le monde de dragons et de lutins, pour le conteur, c'est en réalité accomplir les buts de Dieu ; c'est faire miroiter un petit fragment de la lumière véritable, de la vérité éternelle qui est avec Dieu." Il ajoute : "Tout compte fait, l'homme n'est pas menteur... Il tire son origine de Dieu, et c'est de Dieu que viennent ses idéaux les plus élevés... Non seulement les pensées humaines abstraites, mais encore les inventions de son imagination viennent sûrement de Dieu, et reflètent donc quelque chose de la vérité éternelle." (cité par Colin Gunton dans :"Tolkien : A celebration", Editions Fount, Londres,1999, p. 130).

            On ne saurait être plus loin de la pensée biblique. Dieu voit les pensées de l'homme tout autrement : « Le cœur de l'homme est disposé au mal dès sa jeunesse »  (Genèse 8:21). « L'Eternel connaît les pensées des hommes, et il sait qu'elles sont vaines »  (Psaume 94:11). « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est incurable »  (Jérémie 17:9). « Que Dieu soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur » (Romains 3:4).

            Le "renouvellement de l'intelligence" est accordé seulement à ceux qui acceptent le verdict de Dieu, à ceux qui reconnaissent que l'unique espérance pour l'homme est de mourir à lui-même, de naître de nouveau en Jésus-Christ, en se soumettant sans réserve et sans retour à la Parole de Dieu. Qu'on en ait conscience ou non, c'est insulter le Dieu Saint que de mêler à sa Parole de vaines philosophies.

L'homme peut-il se racheter lui-même ?

            Certains ont sincèrement cru voir, dans "La Communauté de l'Anneau", un reflet de l'amour rédempteur de Christ. L'ouvrage véhicule bien une vision du monde ; il pose, en un sens, le problème du mal, et on assiste à une victoire du "Bien" sur les puissances mauvaises. Mais si "rédemption" il y a, c'est d'auto-rédemption qu'il faut parler. Pour parvenir au "salut", les héros décident de renoncer à l'anneau et à la puissance qu'il confère. Volonté de bien faire, courage et solidarité feront le reste. Il n'y a nul besoin de la grâce accordée d'en haut. Il n'est pas question d'un plan rédempteur divin ; Iluvatar n'est nullement un reflet du Dieu Saint des Ecritures qui dans son ardente miséricorde a envoyé le Sauveur parfait, son Fils Unique. Il n'y a pas de Croix, pas de résurrection, pas de Sauveur divin. On est dans un monde où les créatures peuvent se sauver elle-mêmes ; cela rappelle un verset de la "Bible de Satan" d'Anton La Vey : "Dis à ton âme : 'je suis mon propre rédempteur'." Ce mensonge, l'homme non régénéré ne demande qu'à le croire.

            Mais Dieu dit : « Il n'y a pas de juste, pas même un seul. Nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu. Tous se sont égarés, ensemble ils sont pervertis. Il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul »  (Romains 3:10-11)

            Dans sa miséricorde infinie, Dieu offre l'unique solution à notre péché : Son Fils mort et ressuscité, Sauveur parfait, Seigneur de tous et de toutes choses. Mais au lieu de se repentir et d'accepter humblement cette grâce inouïe, beaucoup endurcissent leur cœur.

            "Le Seigneur des Anneaux" communique une vision du monde "spirituellement correcte", plausible, apparemment exaltante et cohérente. Cette spiritualité s'accorde parfaitement avec le syncrétisme universel que nous propose le "Nouvel Age". Tous ceux qui refusent de reconnaître en Jésus le seul chemin et sont en quête d'une voie "large et spacieuse" susceptible d'intégrer toutes les spiritualités du monde trouveront là de quoi se rassasier. Tout comme "Harry Potter", ce film est un "instrument d'évangélisation" idéal pour le faux messie et le faux prophète qui ne vont pas tarder à se manifester sur la scène mondiale.

            Les planificateurs du "Nouvel Ordre Mondial" livrent un combat à l'échelle de la planète tout entière, cherchant à s'assurer le contrôle de la pensée et du comportement des êtres humains. Les "lavages de cerveau" ne paraissent pas toujours violents ; certains s'accomplissent subrepticement, si progressivement qu'ils passent inaperçus. Tel est le danger qui guette les lecteurs et les spectateurs de "La Communauté de l'Anneau" ou de "Harry Potter".

            Prions pour qu'en cette heure qui est la dernière, il y en ait encore qui puissent comprendre, par l'action du Saint Esprit, « que tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l'orgueil de la vie ne vient pas du Père, mais vient du monde . Et le monde passe, et sa convoitise aussi, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement »  (1 Jean 2:16-17).

            Prions pour nous-mêmes et pour ceux qui sont à Christ, pour que nous restions « les reins ceints et la lampe allumée » , dans l'obéissance au Seigneur qui a dit : « Prenez garde que personne ne vous séduise » (Matthieu 24:4). Que nos pensées soient saturées de la Parole de Dieu ; veillons et prions comme Le Seigneur Jésus l'a commandé ; alors nous pourrons nous appuyer sans crainte sur Sa promesse : « Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai, moi aussi, de l'heure de l'épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre. Je viens bientôt. Tiens ferme ce que tu as, pour que personne ne te prenne ta couronne »  (Apocalypse 3:10-11).

Article de La Trompette