• Le témoignage du pasteur Nuñez : La Bible ou la mort -

     

     
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    Le témoignage du pasteur Nuñez : La Bible ou la mort -

    Paul Ohlott

     

    Certaines destinées semblent marquées par la tragédie. Né à Ciudad Juarez, la ville la plus violente du Mexique (3100 homicides en 2010), c’est à l’âge de deux ans que Pedro Martin Nuñez a découvert le monde carcéral. Initié dès son plus jeune âge au trafic de drogues, il sombrera très vite avant de connaître une étonnante rédemption qui le mènera au ministère pastoral.

     

    La prison… Pedro l’a souvent fréquenté. Tandis qu’il n’avait que deux ans, il est entré au pénitencier de Juarez, car sa mère avait été arrêtée pour le meurtre de son mari, à coups de couteau. Le jeune Pedro sera contraint d’y rester jusqu’à ses onze ans. «J’ai grandi dans un endroit vide, détruit, où il n’y avait pas de principes, de valeurs. Quand tu rentres dans un gang, tu commences par vendre de la drogue. Moi je l’ai fait tout petit avec celle que fournissait mon grand-père», raconte-t-il à l’AFP.

    Aujourd’hui âgé de 35 ans, ce gangster explique qu’il en a passé 21 derrière les barreaux et qu’un jour, il a rapidement compris qu’il ne lui restait plus que «deux solutions : la Bible ou la mort». En effet, son incarcération ne lui a jamais permis d’entrevoir un avenir meilleur, comme il le confie : «Ils m’ont envoyé dans une prison où mes frères sont nés, où ma mère a perdu la moitié de sa jeunesse. J’avais grandi dans cet endroit. J’en suis sorti avec des tatouages, d’autres sales manies, d’autres drogues…».

    Nourri par la haine et piégé par l’engrenage de la rivalité entre les gangs, Pedro s’est mis à tuer à l’âge de 19 ans. Mais si la prison ne l’a pas ramené à la raison… Dieu est intervenu ! Devenu pasteur, Pedro Nuñez se consacre à la réhabilitation des gangsters et des drogués par le biais de son groupe «d’anciens prisonniers transformés pour transformer». Un travail qu’il réalise au péril de sa vie… car les gangs n’apprécient guère de perdre des membres au profit du Royaume de Dieu. «Tu risques beaucoup. A la première tentative, ils te brisent une main. Ensuite, c’est un pied. Puis ils te tuent. Ce n’est pas une chose avec laquelle on peut jouer», prévient-il. Pourtant, rien ne semble l’arrêter et sa motivation est toute trouvée : «il faut faire vite, toutes les nuits des gens meurent».

    Source : http://actu-chretienne.net/


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