• « Qu’est-ce que “régner dans la vie” ?

     

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    Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée. 

    On a souvent tendance à opposer la réalité divine, telle qu’elle est révélée dans <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname>, et la réalité humaine concrète, telle qu’on peut la vivre dans notre vie de tous les jours. Est-il toujours possible de faire passer la réalité divine dans notre réalité concrète ? 

    Dans la prière qu’Il adresse à Son Père, Jésus proclame : “Ta Parole est <st1:personname productid="la V←rit←" w:st="on">la Vérité</st1:personname>” (Jean 17 : 17). Tous les Chrétiens proclament et savent que <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname> est <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu, entièrement inspirée. C’est dans ce Livre divin que le Seigneur Se révèle Lui-même et nous révèle Sa volonté, sous la forme de commandements, de promesses et de prophéties.

    Lorsque Dieu nous révèle Sa volonté dans Sa Parole, ce n’est pas pour que cette volonté reste sans effet. C’est pour qu’elle s’accomplisse dans notre vie concrète.

    Quand nous comparons la volonté de Dieu, telle qu’Il nous la révèle dans <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname>, dans Ses commandements, Ses promesses et Ses prophéties, avec la réalité de notre vie concrète de Chrétiens, nous ne pouvons que constater qu’il existe souvent une différence considérable ! Il existe même certaines promesses ou certains commandements adressés par Jésus-Christ à Son Eglise qui nous semblent n’avoir encore jamais été réalisés, et que beaucoup considèrent même comme irréalisables.

    On peut citer par exemple ce commandement : “Soyez parfaits, comme votre Père Céleste est parfait” (Matthieu 5 : 48), ou encore cette promesse : ” En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père” (Jean 14 : 12).

    A notre connaissance, depuis l’époque des premiers apôtres, aucun ministère individuel dans l’Eglise n’a encore manifesté la plénitude des œuvres de Jésus-Christ, telles qu’on peut les voir dans le ministère terrestre du Seigneur. Tout au plus peut-on voir, dans le Livre des Actes, qu’il se produisait dans l’Eglise primitive, juste après l’ascension du Seigneur, les mêmes signes, guérisons et prodiges que dans le ministère de Jésus :

    “Beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres. Ils se tenaient tous ensemble au portique de Salomon, et aucun des autres n’osait se joindre à eux ; mais le peuple les louait hautement. Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, s’augmentait de plus en plus ; en sorte qu’on apportait les malades dans les rues et qu’on les plaçait sur des lits et des couchettes, afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrît quelqu’un d’eux. La multitude accourait aussi des villes voisines à Jérusalem, amenant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs ; et tous étaient guéris” (Actes 5 : 12-16).

    Aujourd’hui, il y a longtemps que l’on n’a plus vu de telles choses dans l’Eglise ! Que faut-il en déduire ? Que le temps des miracles est définitivement passé, ou qu’il existe d’autres raisons à cet état de fait ?

    Il est clair que les moqueurs et les sceptiques ont beau jeu de mettre le doigt sur l’écart énorme qui existe entre les déclarations de <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname>, et la vie concrète de l’Eglise et des Chrétiens. Nous pouvons douloureusement ressentir les moqueries et les railleries de ceux qui nous tournent en ridicule. Mais nous ne pouvons pas nier la part de vérité qui est mise à nu par ces moqueries. Oui, pourquoi <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu ne se réalise-t-elle pas pleinement, ou encore si peu, dans la vie concrète des Chrétiens ? Allons-nous rester indéfiniment sur ce constat d’échec, et laisser ainsi la gloire de notre Dieu être traînée dans la boue ? Devons-nous continuer à plier l’échine et à adopter un profil bas ? Devons-nous faire toujours semblant que tout va bien, et continuer à annoncer que les choses vont changer, alors qu’elles ne changent pas ?

    Certains se moquent facilement, en nous montrant que tel ou tel “grand ministère” est lui-même mort de maladie, ou qu’il n’a guéri que quelques malades parmi une grande foule de candidats à la guérison.

    Pour ne citer qu’un seul exemple, les moqueurs se plaisent à souligner qu’un homme de foi reconnu comme l’évangéliste Smith Wigglesworth, célèbre pour ses nombreuses guérisons, n’a pas pu empêcher la mort prématurée de son épouse à l’âge de 54 ans, mort suivie par celle de son plus jeune fils, deux ans après, à l’âge de 19 ans. Ils ne se privent pas non plus de dire que sa fille Alice n’a jamais pu être guérie de sa surdité, et que lui-même a souffert pendant des années de calculs et d’hémorroïdes, même s’il a fini par en être délivré surnaturellement. 

    Il est facile à ces moqueurs, qui sont souvent eux-mêmes des Chrétiens évangéliques, de se servir de ces exemples concrets pour remettre en question la vérité de <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu, et faire douter beaucoup de malheureux malades qui attendent leur guérison et l’accomplissement des promesses du Seigneur.

    Ces moqueurs n’ont en général pas obtenu, dans leur propre ministère, le début du centième des miracles et des guérisons obtenus par Smith Wigglesworth. Ils ne sont donc nullement qualifiés pour juger un tel homme. Seuls ceux qui auraient mieux fait que lui pourraient à la rigueur commencer à le juger !

    De toute manière, ce n’est pas parce que Smith Wigglesworth n’est pas parvenu à exercer exactement le même ministère que celui de Jésus, que cela nous autorise à croire que cette promesse du Seigneur dans Jean 14 : 12 est irréalisable ! Rendons plutôt gloire au Seigneur pour de tels hommes, et efforçons-nous de faire mieux que lui !

    Frères et sœurs Chrétiens, nous ne devons pas accepter de baisser les bras, ni de nous contenter de constater que des pans entiers de <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname> ne sont pas réalisés dans notre vie concrète !

    De deux choses l’une ! Ou bien <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname> est <st1:personname productid="la V←rit←" w:st="on">la Vérité</st1:personname> de Dieu, et nous devons voir se réaliser dans notre vie tout ce qu’elle annonce, ou <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname> n’est qu’un livre comme les autres, et nous ne devons plus chercher à faire passer dans notre vie concrète tout ce qu’elle annonce !

    Il faut absolument que cette question de fond soit réglée dans notre cœur, pour que nous puissions aller jusqu’au bout de nos convictions ! Si nous sommes convaincus que <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname> est <st1:personname productid="la V←rit←" w:st="on">la Vérité</st1:personname>, nous ne pouvons pas, et nous ne devons pas, nous contenter de ne voir qu’une partie des promesses bibliques s’accomplir dans notre vie ! Nous devons chercher avec ardeur pourquoi ces promesses ne se réalisent pas, dans notre vie d’abord, et tout faire pour qu’elles se réalisent ! Il y va de la gloire de Dieu, mais aussi de notre joie parfaite !

    Jésus a dit à Ses disciples, peu avant Sa crucifixion :

    “Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi” (Jean 14 : 1).

    “Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai” (Jean 14 : 13-14). Le Seigneur répète même cette dernière promesse par sept fois dans les chapitres 14, 15 et 16 de l’Evangile de Jean.

    Dans l’Evangile de Marc, Jésus dit à Ses disciples :

    “Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris” (Marc 16 : 17-18).

    Aujourd’hui, peut-on honnêtement affirmer que, dans l’Eglise de Jésus-Christ, qui est normalement composée de croyants, ces promesses très précises se réalisent couramment dans la vie concrète de tous les Chrétiens, ou même de beaucoup de Chrétiens ? Nous sommes bien obligés de constater qu’il n’en est rien !

    Certes, on entend parfois dire qu’il s’est produit un miracle à tel ou tel endroit. Mais qu’est-ce que cela, face aux centaines de miracles accomplis quotidiennement par le Seigneur Jésus au cours de Son ministère terrestre ?

    Quelle attitude devons-nous avoir devant ce grave constat d’échec ?

    La première certitude que nous devons avoir, c’est que <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname> reste <st1:personname productid="la V←rit←" w:st="on">la Vérité</st1:personname> de Dieu, et le restera éternellement !

    Ce n’est pas parce que les promesses de <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname> ne se réalisent pas, ou ne se réalisent plus, que nous devons pour cela mettre en doute la véracité de <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname> ! C’est ce que le Malin voudrait bien que nous fassions. Mais nous devons rester d’une fermeté absolue sur ce point ! <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">La Bible</st1:personname> est <st1:personname productid="la V←rit←" w:st="on">la Vérité</st1:personname> ! Toutes ses promesses sont vraies, tout ce qu’elle annonce est la volonté de Dieu !

    Nous ne devons jamais rendre Dieu responsable, de quelque manière que ce soit, de la non-réalisation d’une promesse de <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname> dans notre vie concrète ! Dieu ne change pas. <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">La Bible</st1:personname> ne change pas non plus.

    “A toujours, ô Eternel ! Ta parole subsiste dans les cieux” (Psaume 119 : 89).

    “Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé” (Matthieu 5 : 18).

    <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">La Parole</st1:personname><st1:personname productid="la Parole" w:st="on"></st1:personname> de Dieu est éternelle ! Elle est la révélation de Dieu. Jésus-Christ est <st1:personname productid="la Parole Vivante" w:st="on">la Parole Vivante</st1:personname>, le Verbe éternel de Dieu. Tout ce que <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu nous révèle est l’expression même de la nature du Seigneur, de Sa Vérité et de Son intégrité. Toucher à l’intégrité de <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname>, c’est toucher à l’intégrité de Dieu Lui-même !

    Nous ne pouvons pas nous proclamer Chrétiens, et mettre en doute le moindre verset des Ecritures !

    Nous savons, hélas, que le cœur de l’homme est tellement tordu qu’il est prêt à admettre l’intégrité absolue de <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname>, tout en montrant par sa vie qu’il ne croit pas un seul mot à ce qu’il affirme ! Car Jésus a dit que celui qui croit doit voir s’accomplir les choses qu’il a crues.

    “Eh quoi ! si quelques-uns n’ont pas cru, leur incrédulité anéantira-t-elle la fidélité de Dieu ? Loin de là ! Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur, selon qu’il est écrit : Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, et que tu triomphes lorsqu’on te juge” (Romains 3 : 3-4).

    Ce n’est donc pas parce que certaines promesses de Dieu ne se sont pas réalisées dans la vie des Chrétiens, ou de certains Chrétiens, que nous avons le droit de remettre en question la véracité de <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname>, ni la fidélité de Dieu. Nous devons plutôt nous interroger honnêtement sur toutes les raisons de ces échecs. Car c’est toujours l’homme qui doit alors être considéré comme menteur, ou infidèle, et non Dieu.

    Romains 3 : 3 dit clairement que si une promesse ne se réalise pas, cela n’est dû qu’à notre incrédulité. Celle-ci n’anéantit jamais la fidélité de Dieu. Au contraire, quand on ose mettre Dieu en jugement, quand on ose se mettre au-dessus de Dieu pour Le juger ou juger Sa Parole, c’est toujours Lui qui triomphera, et ce sont toujours Ses accusateurs qui seront confondus !

    La seconde certitude que nous devons avoir, c’est que nous verrons toujours s’accomplir ce que Dieu a promis ou annoncé dans Sa Parole, si nous faisons ce que nous devons faire.

    Ce n’est pas parce qu’une promesse ne s’est encore jamais réalisée qu’elle ne doit jamais se réaliser ! Sinon, Dieu serait effectivement menteur, ce qui est impossible. Nous devons donc toujours nous appuyer sur ce postulat : si une promesse de <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname> ne s’est pas encore réalisée, nous devons toujours et uniquement en rechercher la raison dans notre attitude et notre comportement. Ce n’est jamais Dieu qui est responsable de cet échec. 

    Il est important d’insister sur ce point. Car l’on rencontre encore trop de Chrétiens qui rendent Dieu responsable de l’un de leurs échecs, et qui en gardent rancune au Seigneur. Ils ne se rendent pas compte qu’en faisant cela, ils se mettent en quelque sorte au-dessus de Dieu, en Le jugeant et en Le condamnant ! Ou, tout au moins, en jugeant et en condamnant Sa Parole.

    Nous ne pouvons pas non plus tirer argument du fait que “jamais personne n’a encore vu cette promesse s’accomplir,” pour prétendre que nous ne risquons donc pas de la voir s’accomplir un jour dans notre propre vie. 

    Si nous prenons l’exemple de Jean 14 : 12, nous ne pouvons pas tirer argument du fait que jamais personne n’a accompli les mêmes œuvres de Jésus, pour prétendre que nous ne verrons jamais personne les accomplir. Si nous adoptons cette attitude, nous annulons automatiquement cette promesse de <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu, par une tradition humaine que nous avons fabriquée. Nous ne risquons donc pas de voir s’accomplir cette promesse, ce qui ne pourra que renforcer notre incrédulité ! Et c’est encore Dieu qui sera rendu responsable de cet échec !

    “Pourquoi l’homme vivant se plaindrait-il ? Que chacun se plaigne de ses propres péchés. Recherchons nos voies et sondons, et retournons à l’Eternel ; élevons nos cœurs et nos mains Vers Dieu qui est au ciel : nous avons péché, nous avons été rebelles !” (Lamentations 3 : 39-42).

    Voilà la seule attitude que nous devons avoir devant le Seigneur et Sa Parole. C’est en sondant nos voies à la lumière du Seigneur que Son Esprit nous montrera la raison de nos échecs !

    La seule raison de nos échecs est l’incrédulité.

    Dans toute <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname>, le Seigneur nous révèle clairement que Ses bénédictions et Ses promesses ne nous sont accessibles que par la foi, afin que ce soit par grâce. Le Seigneur rejette toute idée que nous pourrions recevoir quoi que ce soit de Sa part, sur la base de nos mérites personnels. Nous ne pourrons jamais rien mériter de Dieu. Il y a encore des Chrétiens qui s’étonnent de ne pas recevoir une promesse, et qui sont sincèrement persuadés qu’ils ont pourtant tout fait pour la mériter : ils sont fidèles à Dieu, ils payent régulièrement leur dîme, ils vont à toutes les réunions, ils prient et lisent leur Bible, et ne pratiquent pas le péché. Mais rien de tout cela ne nous donne le moindre droit de recevoir le bénéfice des promesses divines. Sinon, ces promesses nous seraient accordées en tant que salaire de nos bonnes œuvres, et elles ne seraient plus une grâce !

    Comment donc être certain de voir s’accomplir une promesse de Dieu ?

    L’épître aux Romains nous donne la clef de la réussite. Cette clef devrait nous ouvrir les portes de toutes les promesses de Dieu, sans aucune exception ! Il s’agit de la clef de la foi.

    Il nous est parlé d’Abraham, le père de la foi, qui se trouvait devant la pire impossibilité humaine. A l’âge de 75 ans, alors que sa femme Sara en a 65 et n’est plus en état d’avoir des enfants, Dieu lui apparaît, et lui fait la promesse qu’il aura un fils ! Pour l’accomplissement de cette promesse, il faut nécessairement un miracle !

    Abraham eut pourtant foi en Dieu. Et sa foi lui permit de recevoir deux bénédictions capitales :

    • Il fut déclaré juste par sa foi.
    • Il vit s’accomplir la promesse faite par Dieu, et, 25 ans plus tard, Sara enfanta bien un fils, à l’âge canonique de 90 ans.

    “Que dirons-nous donc qu’Abraham, notre père, a obtenu selon la chair ? Si Abraham a été justifié par les œuvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu. Car que dit l’Ecriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice. Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due ; et à celui qui ne fait point d’œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice… En effet, ce n’est pas par la loi que l’héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c’est par la justice de la foi. Car, si les héritiers le sont par la loi, la foi est vaine, et la promesse est anéantie, parce que la loi produit la colère, et que là où il n’y a point de loi il n’y a point non plus de transgression. C’est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham, notre père à tous, selon qu’il est écrit : Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient. Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu’il devint père d’un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit : Telle sera ta postérité. Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu’il avait près de cent ans, et que Sara n’était plus en état d’avoir des enfants. Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, et ayant la pleine conviction que ce qu’il promet il peut aussi l’accomplir. C’est pourquoi cela lui fut imputé à justice. Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu” (Romains 4 : 1-5 ; 13-22 ; Romains 4 : 1-2).

    Abraham se trouvait devant une impossibilité humaine évidente. En outre, il n’était nullement encouragé par des témoignages semblables autour de lui. Jamais on avait vu, à son époque, une femme de près de 90 ans avoir des enfants. Surtout que Sara avait toujours été stérile.

    Mais Abraham bénéficiait d’une promesse de Dieu ! Dieu lui avait parlé ! Cela lui suffit.

    Abraham savait qu’il n’avait rien fait pour mériter cette promesse. Il s’agissait d’une pure manifestation de la grâce de Dieu en sa faveur.

    Ceci est un grand encouragement pour nous tous. Car nous pouvons en conclure que les promesses les plus grandes et les plus magnifiques de Dieu nous sont accessibles sur la seule base de la foi, et non des mérites ! Ces grâces sont donc à la portée de tous ! Elles sont venues à notre portée en la personne de Jésus-Christ, qui est descendu du Ciel pour nous apporter la grâce de Dieu.

    “Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce ; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ” (Jean 1 : 16-17).

    Nous comprenons à présent le rapport entre la grâce et la foi : la grâce est descendue du Ciel en la personne de Jésus-Christ. Toutes les promesses de Dieu sont “oui et amen” en Christ. Jamais nous n’aurions pu accéder à ces bénédictions par nos propres forces ou nos propres mérites. Dieu les a donc fait descendre du Ciel, pour les mettre à notre portée. La foi consiste ensuite à croire ce que Dieu nous dit, et à nous emparer des promesses encore invisibles, pour que nous puissions les voir se manifester dans notre vie concrète.

    C’est véritablement la foi qui est le pont nécessaire, le passage obligé, entre la réalité divine encore invisible, et la réalité visible de notre vie concrète. Ce n’est que par la foi que toutes les réalités divines peuvent se concrétiser dans notre vie, et se manifester à nos yeux.

    La grâce seule ne suffit pas, ni la foi seule. Les deux sont nécessaires pour nous permettre de voir l’accomplissement d’une promesse divine. La grâce, c’est la promesse divine qui descend à notre niveau. La foi, c’est la main qui saisit la grâce de Dieu, et qui permet à la promesse encore invisible de devenir visible.

    Si Abraham avait douté de la promesse, celle-ci ne se serait jamais manifestée. Abraham dut donc rester ferme dans la foi, garder les yeux fixés sur les choses invisibles, et persévérer dans une pleine conviction, malgré la détérioration évidente de toutes les choses visibles. Car la détérioration de tout ce qui est visible n’enlève jamais rien à la fidélité de Dieu, ni à Sa toute-puissance, car Il ressuscite même les morts, et Il crée les choses visibles à partir des invisibles !

    En d’autres termes, ce n’était pas parce qu’une telle promesse ne s’était encore jamais réalisée, ou parce que rien ne se passait encore à mesure que le temps s’écoulait, que Dieu n’allait pas rester fidèle à Sa promesse ! Mais, si Abraham avait douté, la promesse ne se serait pas réalisée. Les moqueurs auraient alors eu beau jeu de rendre Dieu responsable de cet échec ! Heureusement qu’il n’en a été rien, et qu’Abraham est resté ferme dans la foi, c’est-à-dire dans la totale certitude qu’il possédait déjà ce que Dieu lui avait promis !

    “Jésus prit la parole, et leur dit : Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir” (Marc 11 : 22-24).

    “S’il ne doute pas dans son cœur” ! Le doute dans le cœur, voilà la seule raison de tous nos échecs !

    “Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ” (Romains 10 : 17).

    “Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. Pour l’avoir possédée, les anciens ont obtenu un témoignage favorable. C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles” (Hébreux 11 : 1-3).

    Le “témoignage favorable” dont il est parlé ici concerne l’accomplissement des promesses de Dieu. Et même ceux qui sont morts sans “avoir obtenu ce qui leur était promis” l’obtiendront un jour et le verront s’accomplir plus tard, après leur résurrection. Car il fallait qu’ils nous attendent, nous qui sommes parvenus à la fin des temps, afin de ne pas parvenir sans nous à la perfection.

    Ainsi, lorsque nous sommes confrontés à une promesse de Dieu qui nous semble n’avoir jamais encore été réalisée, nous devons nous mettre aussitôt sur les rangs, pour qu’elle se réalise dans notre propre vie ! Dieu cherche toujours des candidats à la réalisation de Ses promesses, mais Il faut croire qu’Il n’en trouve pas toujours ! Ou alors, s’Il en a trouvé, il faut croire que nous ne l’avons pas toujours su ! De toute manière, même si nous ne connaissons personne autour de nous qui ait hérité des promesses, nous devons décider fermement que nous ferons partie de ceux qui héritent des promesses !

    Revenons à la célèbre promesse de Jésus :

    “En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père” (Jean 14 : 12).

    Nous pouvons être certains que si cette promesse s’était déjà pleinement réalisée dans la vie d’un seul être humain, cela se serait certainement su ! L’Histoire, tout au moins l’Histoire récente, en aurait gardé la trace. Le ministère de Jésus a déjà été glorieux. Si quelqu’un avait fait les mêmes œuvres que Lui, et même de plus grandes encore, cela n’aurait certainement pas pu rester secret !

    Comment allons-nous donc réagir, devant une telle promesse ? Allons-nous l’édulcorer ou diminuer son importance, en prétendant que ce n’est pas réellement ce que Jésus a voulu dire, parce que cela nous semble impossible ?

    Ou allons-nous accepter de nous remettre humblement en question, de nous humilier devant le Seigneur, de reconnaître notre incrédulité, et d’y remédier ?

    Je crois sincèrement qu’une telle attitude est la seule qui soit honnête devant Dieu : reconnaître nos manquements et nos insuffisances, nos péchés et nos iniquités, et nous placer devant Dieu pour qu’Il nous mette à nu, qu’Il sonde nos cœurs et nos reins, et qu’Il nous indique le chemin de la foi véritable, afin que Sa promesse se réalise enfin !

    Qu’il s’agisse de cette promesse particulière, ou de toutes les promesses de Dieu que nous ne voyons pas encore pleinement réalisées autour de nous, le désir profond de notre cœur devrait être de les voir se réaliser dans notre vie personnelle en priorité. Cessons de nous demander pourquoi ces promesses ne se réalisent pas chez les autres ! Cessons de nous lamenter parce que nous ne voyons personne rendre témoignage de leur réalisation ! Mais soyons fermement décidés à tout faire pour que ces promesses se réalisent dans notre vie ! Soyons déterminés à ne pas nous laisser influencer par l’incrédulité ambiante, ne tenons aucun compte des échecs des autres, mais préoccupons-nous uniquement de notre incrédulité, et des moyens d’y remédier !

    Ne croyez-vous pas que c’est uniquement ainsi que nous pourrons commencer à voir toutes ces promesses s’accomplir ?

    Ne croyez-vous pas que c’est uniquement ainsi que nous pourrons honnêtement donner à Dieu la plus grande gloire ?

    Dieu Se glorifie dans l’accomplissement de Ses promesses ! Mais s’Il ne trouve en face de Lui que des incrédules, comment pourrait-Il Se glorifier ?

    Nous vivons à une époque où les ténèbres s’épaississent. Jésus a dit :

    “Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?” (Luc 18 : 8).

    “Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens. Et, parce que l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé” (Matthieu 24 : 11-13).

    Mais l’auteur de l’épître aux Hébreux a pu dire :

    “Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut. Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre travail et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints. Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance, en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses. Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par un plus grand que lui, il jura par lui-même, et dit : Certainement je te bénirai et je multiplierai ta postérité. Et c’est ainsi qu’Abraham, ayant persévéré, obtint l’effet de la promesse. Or les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à tous leurs différends. C’est pourquoi Dieu, voulant montrer avec plus d’évidence aux héritiers de la promesse l’immutabilité de sa résolution, intervint par un serment, afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée. Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide ; elle pénètre au delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek” (Hébreux 6 : 9-20).

    Si nous commençons à croire, mais que nous arrêtons de montrer le même zèle jusqu’à la fin, parce que nous avons accepté de nous laisser décourager par les choses visibles, alors nous n’hériterons pas les promesses ! Et nous en serons les seuls responsables.

    Pourtant, Dieu a tout fait pour que nous puissions hériter de Ses promesses. Il S’est engagé par serment, et Il a donné Son Fils, qui nous garantit tout l’héritage céleste. Le Seigneur veut que nous puissions trouver un puissant encouragement dans Ses promesses et dans notre connaissance de Sa fidélité, afin de garder jusqu’à la fin une pleine espérance dans la foi, et de voir ainsi s’accomplir toutes Ses promesses, sans aucune exception, même en cette fin des temps ténébreuse.

    Nous sommes toujours soutenus dans nos faiblesses par le ministère de notre Souverain Sacrificateur, Jésus-Christ, qui est assis à la droite de Dieu et qui intercède pour nous.

    “Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins” (Hébreux 4 : 14-16).

    Muni de toutes ces garanties divines, nous n’avons donc aucune excuse à demeurer dans l’incrédulité, et à rester dans un déficit permanent de promesses non réalisées. Mais si nous nous appuyons pleinement sur toutes ces garanties divines, nous pouvons garder l’assurance que nous verrons s’accomplir dans notre vie concrète toutes les promesses divines. Dans cette attente, nous restons alors dans le repos, quoi qu’il arrive sur le plan visible, parce que nous savons qu’aucune chose visible n’empêchera les promesses divines de s’accomplir, puisque nous croyons.

    “Et à qui jura-t-il qu’ils n’entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui avaient désobéi ? Aussi voyons-nous qu’ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité. Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard. Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent. Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos” (Hébreux 3 : 18 - 4 : 3).

    “Jésus lui dit : Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ?” (Jean 11 : 40).

     

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    L’esprit, l’âme et le corps.

     

    By Henri Viaud-Murat

    Article de Henri Viaud-Murat. 

    Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée. 

    L’homme est un être unique composé de trois parties distinctes : le corps, l’âme et l’esprit. Pour apprendre à marcher par l’esprit, le Chrétien doit absolument bien comprendre en quoi consistent, et comment fonctionnent, ces trois parties qui le composent.

    L’apôtre Paul écrit aux Thessaloniciens :

    “Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ !” (1 Thes. 5 : 23).

    Dans ce passage, comme dans d’autres, <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname> nous révèle que l’être humain est composé de trois parties distinctes : l’esprit, l’âme, et le corps. La réalité de notre corps physique est bien connue. Mais beaucoup de Chrétiens ont encore du mal à faire une claire distinction entre l’âme et l’esprit. Certains pensent que l’esprit est notre intellect, et que notre âme est le principe vital, notre être intérieur profond, qui retourne à Dieu après la mort.

    En fait, c’est le contraire dont il s’agit : c’est notre esprit qui est notre être intérieur profond, le principe immatériel vital qui anime tout notre être. C’est notre esprit qui est véritablement créé à l’image de Dieu, qui est Esprit. C’est notre esprit qui nous met en contact avec le monde spirituel. Dans la définition biblique la plus communément admise, notre âme est notre être psychique, celui dont nous sommes ordinairement conscients dans notre vie habituelle. C’est au niveau de notre âme que nous exerçons nos capacités de penser, de réfléchir, d’éprouver des sentiments et des émotions, et de vouloir. C’est au niveau de notre âme que nous avons conscience de nous-mêmes, en tant qu’individus autonomes.

    Toutefois, cela étant dit, la frontière entre l’esprit et l’âme n’est pas toujours aussi nette à distinguer et à discerner.

    Dans <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname>, que ce soit en Hébreu ou en Grec, il existe des mots précis pour définir l’âme et l’esprit. Et les définitions variées données à ces mots sont à peu près identiques dans les deux langues.

    En Hébreu, “âme” se dit “nephesh,” et “esprit” “ruah.” En Grec, “âme” se dit “psuchê,” et “esprit” “pneuma.” 

    Voici de quelle manière ont été traduits ces mots dans la plupart de nos versions françaises :

    En ce qui concerne l’âme :

    Nephesh (Hébreu) : est le plus souvent traduit par :

    • Ame
    • Personne, homme, individu, être humain.
    • Etre vivant.
    • Créature.
    • Intelligence.
    • Désir.
    • Cœur.
    • Emotion.
    • Passion.
    • Volonté.

    Psuchê (Grec) : est le plus souvent traduit par :

    • Ame.
    • Etre vivant.
    • Etre moral.
    • Vie, force vitale.
    • Entendement, intelligence.
    • Désir.
    • Emotion.
    • Passion, aversion.
    • Souffle de vie, esprit (rarement).

    Nous pouvons déjà constater qu’en Hébreu comme en Grec, les différentes significations de l’âme sont très proches. Nous pouvons dire qu’une “âme,” c’est d’abord un être vivant, une créature morale douée d’intelligence, de sentiments, d’émotions, de passions, et de volonté.

    En ce qui concerne l’esprit :

    Ruah (Hébreu) : est le plus souvent traduit par :

    • Esprit.
    • Esprit d’un être vivant.
    • Energie de vie.
    • Souffle.
    • Vent.
    • Intelligence.
    • Désir.
    • Emotion.
    • Esprit de Dieu.
    • Ange de l’Eternel.
    • Ange (esprit au service de Dieu).
    • Démon (mauvais esprit).

    Pneuma (Grec) : est le plus souvent traduit par :

    • Esprit.
    • Principe vital.
    • Essence profonde.
    • Esprit vivifiant.
    • Souffle, respiration.
    • Vent.
    • Source de la puissance.
    • Source des désirs et des émotions.
    • Influence de vie qui gouverne l’âme d’une personne.
    • Puissance par laquelle un être humain pense, sent, décide.
    • Ame humaine qui a quitté son corps.
    • Esprit de Dieu, puissance de Dieu.
    • Ange (esprit au service de Dieu).
    • Démon (mauvais esprit).

    Nous constatons immédiatement deux choses :

    Tout d’abord, il existe une similitude presque parfaite entre les définitions de l’Hébreu et du Grec. Dans ces deux langues, les différentes significations attribuées à l’âme et à l’esprit sont pratiquement les mêmes.

    En second lieu, nous voyons aussi qu’il est parfois difficile de faire une distinction claire entre l’âme et l’esprit, dans la mesure où des caractéristiques attribuées à l’âme sont aussi attribuées à l’esprit. Par exemple, dans les deux langues, l’âme est définie comme “intelligence, désir, émotion, volonté,” mais l’esprit possède aussi les mêmes capacités. Toutefois, l’esprit est cependant défini comme étant plutôt la “source des désirs et des émotions,” ou encore comme “la puissance par laquelle un être humain pense, sent, décide.” Alors que l’âme est la partie consciente de notre être, au niveau de laquelle se manifestent à notre conscience ces pensées, ces désirs et ces émotions. Mais notre âme n’en est pas la source.

    Ce qu’il est important de retenir à ce niveau, c’est que l’esprit est toujours bien défini comme le principe vital essentiel, la source profonde de l’énergie vitale et de la puissance de vie de l’individu. Tandis que l’âme est plutôt définie en priorité comme le centre conscient de la personnalité humaine, où s’exercent des facultés intellectuelles, émotionnelles et volitives, dont l’origine doit être attribuée à l’esprit.

    Quelle était la situation de l’homme à sa création ?

    Pour mieux comprendre cette ambiguïté, il nous faut revenir à la création de l’homme, telle qu’elle est décrite dans le Livre de <st1:personname productid="la Gen│se." w:st="on">la Genèse.</st1:personname>

    “L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant” (Genèse 2 : 7).

    Le mot Hébreu traduit par “être” est en réalité le mot “nephesh,” âme. Tandis que le mot traduit par “souffle de vie” est “neshamah,” qui est un synonyme de “ruah,” et qui signifie bien “souffle de vie, esprit.”

    Ainsi, au début, c’est l’homme tout entier qui est une “âme vivante,” c’est-à-dire un être vivant constitué d’un esprit dans un corps physique.

    Adam était un être parfaitement spirituel, mais incarné dans un corps physique constitué de tous les éléments de la terre. Son centre de conscience était établi au niveau de son esprit. Par son esprit, il avait un accès libre et permanent au monde spirituel de Dieu, et par son corps, il avait accès au monde matériel. En même temps, il avait conscience de lui-même en tant qu’individu libre et autonome.

    L’esprit d’Adam possédait à la fois des facultés que nous considérons aujourd’hui comme surnaturelles, mais qui lui étaient parfaitement naturelles, ainsi que des facultés que nous considérons à présent comme “naturelles” ou normales.

    Parmi ces facultés “surnaturelles” figuraient la capacité d’être en communion avec Dieu et avec le monde spirituel. Il possédait une intuition immédiate des choses de l’esprit, et pouvait recevoir une révélation instantanée des réalités spirituelles, sans passer par son intellect. Il pouvait aussi adorer Dieu en esprit et en vérité. L’adoration est l’une des facultés essentielles de l’esprit.

    Parmi ses facultés “ordinaires,” il possédait les capacités de penser, de réfléchir, d’éprouver des émotions et des sentiments, et d’exercer sa volonté propre.

    Au niveau de sa vie pratique, Adam ne faisait aucune distinction entre ses capacités “surnaturelles” et “ordinaires.” Il exerçait l’ensemble de ses facultés intérieures d’une manière parfaitement naturelle.

    Adam a été créé sans péché, dans une perfection absolue, à l’image de Dieu.

    Il est faux de dire qu’Adam et Eve avaient déjà en eux le péché ou le “mal” avant de manger le fruit défendu. Ils avaient la capacité de pécher, c’est-à-dire de désobéir, mais le péché n’était pas en eux au moment où ils ont été créés.

    Comment s’est produite la chute.

    Paul a écrit :

    “C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché” (Romains 5 : 12).

    Le péché est entré dans le monde par la désobéissance. Cela signifie bien qu’auparavant, il n’y était pas encore entré.

    Il est important de comprendre de quelle manière le péché est entré dans le monde. Le serpent ne s’est pas approché d’Adam en premier, mais d’Eve. 

    “Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez” (Genèse 3 : 1-3).

    Etait-ce bien ce que Dieu avait dit à Adam, avant la création de la femme ? Comparez :

    “L’Eternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras” (Genèse 1 : 16-17).

    Dieu a parlé tout d’abord à l’homme ! Eve n’avait pas encore été créée. L’homme était donc responsable de transmettre à la femme <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu dans sa pureté et son intégrité, et de veiller à ce que la femme conserve cette pureté et cette intégrité.

    Il est probable qu’Adam ait négligé d’exercer correctement cette responsabilité. En tout cas, quelque temps après, nous voyons que <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> initiale de Dieu, dans le cœur d’Eve, n’avait pas été conservée dans son intégrité. Eve ajoute un commandement qui n’avait pas été donné par Dieu : “vous n’y toucherez point.” Dieu n’avait pas interdit de toucher le fruit, mais de le manger. Eve enlève aussi une partie de la sévérité de la sentence : “de peur que vous mouriez,” ce qui signifie “peut-être que vous mourrez,” alors que Dieu avait dit : “le jour où vous en mangerez, vous mourrez.”

    Bien-aimés, chaque fois que nous ajoutons quelque chose à <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu, ou que nous en enlevons quelquechose, le diable en profite, et nous tombons sous la malédiction !

    Il est écrit dans le Livre de l’Apocalypse :

    “Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre ; et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre” (Apocalypse 22 : 18-19).

    C’est ce qui s’est passé pour Adam et Eve : Dieu a retranché leur part de l’arbre de la vie !

    Qui a été responsable de la chute ?

    Voici ce qui devrait consoler les femmes, souvent rendues injustement responsables de la chute : en réalité, le grand responsable de la chute, c’est Adam qui, soit n’a pas transmis correctement <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu à son épouse, soit n’a pas veillé à ce que son épouse garde la pureté de <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu dans son cœur. C’est ce qui a permis au serpent de séduire Eve. Celle-ci croyait sincèrement détenir <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu, mais elle se trompait. Peut-être aurait-elle dû elle-même interroger plus souvent son mari, pour vérifier si ce qu’elle savait était exact. Mais c’était Adam qui avait la responsabilité première. Nous ne savons pas exactement ce qui s’est passé, mais nous ne pouvons que constater que <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu s’était corrompue dans le cœur et les pensées d’Eve.

    Le premier responsable de la chute, ce n’est donc pas le serpent. Le serpent n’aurait rien pu faire si Eve avait gardé <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu dans sa pureté, car elle voulait obéir au Seigneur. Eve n’est donc pas directement responsable de la chute. C’est donc Adam qui en est responsable, car il n’a pas veillé sur son épouse et ne lui a pas enseigné <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> du Seigneur.

    Adam n’a pas été séduit. Il a désobéi volontairement, pour ne pas perdre sa chère épouse. Il a préféré aller à la mort avec elle, entraînant hélas ainsi dans la mort le genre humain tout entier. C’est pour cela que Dieu considère que la responsabilité d’Adam a été plus grande, puisque toute la terre a été maudite à cause de lui (Genèse 3 : 17).

    Dans de trop nombreux foyers Chrétiens, le mari n’exerce pas correctement sa grande responsabilité, qui est de transmettre à son épouse et à sa famille <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu, dans sa pureté et dans son intégrité. C’est l’une des causes essentielles de la dégradation spirituelle et matérielle de la situation de beaucoup de ces foyers. Maris, prenez vos responsabilités !

    Comment s’est effectuée la séparation entre l’âme et l’esprit.

    Toujours est-il qu’à la suite de cette désobéissance, la mort est entrée dans Adam et dans Eve. A cet instant précis, leur esprit est passé par la mort spirituelle. Leur esprit a été coupé de Dieu, coupé de la source de vie éternelle, de lumière et de sainteté. Il a été aussitôt connecté à la source de la mort, qui est l’esprit même de Satan, le prince de la mort. Leur esprit a continué à vivre, mais dans la mort spirituelle.

    Au centre de cet esprit de mort, il y a l’orgueil et l’égoïsme. Les pensées et les sentiments purs d’Adam et d’Eve ont été remplacés par les pensées et les sentiments impurs de Satan, et c’est alors que “l’esprit du monde” a commencé à fonctionner.

    Le monde spirituel avec lequel l’homme et la femme étaient à présent en contact n’était plus le monde spirituel de Dieu, mais c’était le monde spirituel de Satan ! L’homme gardait un esprit qui disposait de grandes capacités surnaturelles, mais celles-ci pouvaient maintenant être mises au service du mal.

    C’est la raison pour laquelle Dieu a voulu protéger l’homme de l’influence surnaturelle du monde spirituel de Satan. Nous voyons par la suite, dans <st1:personname productid="la Loi" w:st="on">la Loi</st1:personname> de Moïse, que Dieu a interdit toute pratique occulte de divination, de magie ou de sorcellerie :

    “Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel ; et c’est à cause de ces abominations que l’Eternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi” (Deut. 18 : 10-12).

    Satan, dès le début de la chute, a sans doute tout fait pour entraîner l’humanité déchue dans les profondeurs de son monde spirituel, pour qu’elle y exerce toute la puissance surnaturelle mauvaise qui était celle du Malin. Dès l’époque de Noé, l’humanité était déjà plongée dans toutes sortes d’abominations et de pratiques occultes, tout comme les Cananéens par la suite.

    Mais il est probable également que Dieu n’a pas tardé à faire comprendre à Adam et à ses descendants qu’ils ne devaient pas s’engager dans le monde surnaturel de Satan, et qu’ils ne devaient plus utiliser les capacités surnaturelles de leur esprit, pour ne garder que ses capacités “naturelles,” qui sont les capacités de l’être humain “ordinaire” : penser, réfléchir, éprouver des sentiments et des émotions, et exercer sa volonté.

    L’homme pouvait parfois recevoir un “flash” du monde spirituel, soit de Satan, soit de Dieu, sous forme d’intuition ou de prémonition, mais ceux qui voulaient marcher avec Dieu ont vite compris que le domaine spirituel leur était désormais interdit, parce que c’était celui de Satan.

    Peu à peu, l’homme a perdu pratiquement toute conscience du monde spirituel, tout au moins dans nos pays occidentalisés matérialistes. Il n’utilise que les facultés ordinaires de son être intérieur ordinaire, appelé par la suite son âme, sans plus se rendre compte de l’origine de tout ce qui se manifeste au niveau de son âme.

    Les seuls qui savent aujourd’hui qu’il existe un monde spirituel, et qui s’y sont engagés consciemment pour utiliser sa puissance, sont les occultistes, les sorciers, les médiums et les magiciens. Mais ce monde spirituel est clairement interdit par Dieu aux hommes non régénérés, car il s’agit toujours du monde spirituel de Satan.

    Dieu peut toujours entrer en contact avec l’esprit des hommes qui ne sont pas convertis à Christ. Mais Il leur interdit de pénétrer consciemment et volontairement dans le monde spirituel, sous peine d’ouvrir la porte à toutes sortes de démons et d’esprits mauvais. Ceux-ci se déguisent souvent en “anges de lumière” pour faire croire à leurs victimes qu’elles sont en contact avec le monde spirituel de Dieu. Mais nous ne pouvons entrer en contact vivant avec le monde spirituel de Dieu que par la conversion à Jésus-Christ et la nouvelle naissance.

    Il faut hélas reconnaître que le monde spirituel de Satan est de plus en plus forcé par les hommes, non seulement par toutes les pratiques occultes, mais par toutes sortes de péchés d’abomination, péchés qui étaient punis de mort sous <st1:personname productid="la Loi" w:st="on">la Loi</st1:personname> de Moïse.

    En conclusion, nous pourrions dire qu’au commencement, il n’y avait aucune frontière claire entre ce que nous appelons aujourd’hui “esprit” et “âme.” Adam fonctionnait parfaitement à ces deux niveaux. Ce n’est qu’après la chute qu’il y a eu une séparation entre l’esprit et l’âme. L’esprit a continué à être la source intérieure de vie, mais l’homme perdu a fini par “perdre le contact conscient” avec son esprit, d’autant plus que le monde spirituel lui était interdit. Il est “descendu” au niveau inférieur, celui des facultés “ordinaires” de son esprit.

    Son esprit restait la source de ses pensées, de ses émotions et de sa volonté. Mais celles-ci se manifestaient à présent au niveau de son âme, qui constituait dorénavant son être conscient intérieur. L’esprit de l’homme était toujours son “homme intérieur” profond, mais l’homme n’en était plus conscient. Il n’était plus conscient que d’une partie de son être intérieur, qui a fini par être appelé “l’âme.” 

    Qu’est devenue cette puissance de mort qui est entrée dans l’homme à sa chute ?

    Revenons à cette parole de Paul :

    “C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché” (Romains 5 : 12).

    Le “péché” est une puissance de rébellion et de mort, qui est entrée dans Adam et Eve lors de la chute. C’est par cette puissance de péché entrée en eux qu’Adam et Eve étaient maintenant en contact avec Satan, la grande source de péché et de rébellion de tout l’univers. Le péché est d’abord entré dans leur esprit, puis s’est ensuite répandu dans tout leur être.

    Le centre de conscience d’Adam et d’Eve s’étant à présent établi au niveau de leur âme, c’est-à-dire au niveau de la partie “ordinaire” de leur être intérieur, leurs pensées, leurs émotions et leur volonté ont été immédiatement contaminées par cette puissance de mort qui était entrée dans leur esprit.

    Peu à peu, cette puissance de péché et de mort a pénétré aussi dans leur corps physique, et s’est fixée au niveau de tous leurs membres. Auparavant, leur corps physique immortel était tellement saturé de la gloire de Dieu, qu’il a fallu des siècles pour que cette puissance de péché et de mort produise tous ses effets destructeurs dans leur corps physique, et les fasse mourir physiquement. Par la suite, nous voyons que la longévité des êtres humains n’a pas cessé de décroître.

    Le corps physique de tous les êtres humains est donc actuellement entièrement “contaminé” par cette puissance de péché et de mort, qui produit inéluctablement tous ses effets nocifs : maladies, infirmités, puis mort physique. La chair physique de tout être humain est infectée par cette puissance de péché et de mort.

    Tout être humain qui naît aujourd’hui sur cette terre est entièrement contrôlé par cette puissance de péché et de mort. Celle-ci se trouve à la fois dans son esprit, qui est mort et coupé de Dieu, dans son âme, qui est remplie de pensées, de sentiments et de volontés d’orgueil et d’égoïsme, et dans son corps, qui est rempli de germes spirituels de maladies et d’infirmités, qui conduisent à la mort physique. L’être humain naît dans la mort et pour mourir. Satan règne sur toute l’humanité par cette puissance de mort. “Péché” et “mort” sont des termes interchangeables dans <st1:personname productid="la Bible." w:st="on">la Bible.</st1:personname>

    Quel spectacle désolant ! Quelle situation désespérée ! Si Dieu n’était pas intervenu pour sauver ces hommes déchus, plongés dans la mort spirituelle, ils auraient été destinés à rester dans cette mort spirituelle après leur mort physique. L’enfer n’est que l’aboutissement normal d’une vie terrestre vécue dans la mort spirituelle. Sauf qu’après la mort physique, il n’y a plus aucun moyen de remédier à cette situation. Tandis que sur la terre, avant la mort physique, l’homme peut toujours recevoir le salut de Dieu et passer de la mort spirituelle à la vie éternelle ! Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ !

    Le merveilleux plan divin de salut.

    “Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus” (Romains 3 : 21-26).

    “Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 6 : 23).

    La justice de Dieu exigeait que le péché soit puni de mort. Mais Dieu, qui est amour, et qui voulait sauver les hommes perdus, a envoyé sur la terre Son Fils unique, dans une chair semblable à la nôtre, mais sans péché, afin de subir la mort à notre place. Sur le bois de la croix, Il a porté dans Son corps tous nos péchés, toutes nos iniquités, afin de nous racheter par Sa mort expiatoire. Tous ceux qui se repentent et qui croient en Jésus sont pardonnés de tous leurs péchés, et reçoivent la vie éternelle.

    Que se passe-t-il lors de la conversion à Jésus-Christ ?

    Quand quelqu’un se convertit à Jésus, Dieu ne Se contente pas de lui pardonner tous ses péchés. Mais Il le fait passer par une véritable nouvelle naissance spirituelle. Jésus a dit au Pharisien Nicodème :

    “En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit” (Jean 3 : 3-8).

    Jésus parle clairement d’une nouvelle naissance spirituelle, sans laquelle personne ne peut ni voir le Royaume de Dieu, ni entrer dans ce Royaume. Dieu nous fait passer par cette nouvelle naissance spirituelle quand nous acceptons Jésus-Christ comme notre Sauveur et Seigneur.

    Dieu prend notre esprit et le fait passer par une résurrection, qui est une nouvelle création. Il prend cet esprit plongé dans la mort et le péché, Il ôte la puissance de mort et de péché qui était entrée en lui, et crée un nouvel esprit tout neuf, qui constitue notre “homme nouveau” en Christ. Cet esprit nouveau est notre nouvelle nature spirituelle. Il est créé juste et saint, de <st1:personname productid="la Saintet←" w:st="on">la Sainteté</st1:personname> de Dieu et de <st1:personname productid="la Justice" w:st="on">la Justice</st1:personname> de Christ !

    “Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu” (2 Cor. 5 : 17-21).

    La justice de Dieu est parfaite et absolue. En Christ, dans notre esprit régénéré, Dieu nous fait devenir justice même de Christ !

    (Revêtez-vous de) “l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité” (Ephésiens 4 : 24).

    “L’homme nouveau,” c’est notre esprit recréé à neuf, selon Dieu, c’est-à-dire à l’image de Dieu, dans une justice et une sainteté parfaites !

    “Ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé” (Col. 3 : 10).

    Seul Dieu n’a jamais besoin de Se renouveler, car Il Se suffit à Lui-même. Mais notre esprit régénéré est créé en Christ, participant de la nature divine. Il est constamment renouvelé dans la vie divine qui s’écoule en lui et qui vient de Dieu. Il est constamment renouvelé dans la sainteté et la justice de Dieu ! Quelle gloire, et quelle grâce !

    Nous sommes donc, dans notre esprit, qui constitue notre être intérieur véritable, une création entièrement nouvelle, sainte, pure et parfaite. Cette créature nouvelle a été transportée dans le Royaume de Dieu, en Christ, et se trouve dès à présent “assise en Christ dans les lieux célestes.” Pourtant, notre esprit se trouve aussi dans notre corps. C’est ce qui a fait dire à Jésus que le Royaume de Dieu se trouve en nous. Nous sommes en Christ et Il est en nous. Nous sommes dans le Royaume de Dieu, et le Royaume de Dieu est en nous.

    Le modèle céleste qui a servi à créer notre esprit nouveau est le Seigneur Jésus Lui-même. Dieu a voulu que tous Ses enfants soient semblables à Jésus, Son Fils Unique. Jésus est l’image visible du Père. Notre “homme nouveau,” notre esprit régénéré, est l’image du Fils, par la grâce de Dieu.

    “Ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés” (Romains 8 : 29-30).

    L’apôtre parle au passé. Cela signifie que ceux qui sont convertis et nés de nouveau en Jésus sont déjà semblables à l’image de Jésus, déjà appelés, déjà justifiés et déjà glorifiés en Christ.

    Que se passe-t-il au niveau de notre âme et de notre corps ?

    Ce que nous sommes déjà dans notre esprit régénéré ne se manifeste pas immédiatement dans notre âme et dans notre corps, ni dans notre vie concrète. Ce n’est qu’en apprenant à marcher par l’esprit, que ce que nous sommes déjà dans notre esprit se manifestera concrètement dans tous les aspects de notre vie de tous les jours. C’est le processus de sanctification de notre âme et de notre corps qui permet à ce que nous sommes dans notre esprit de se manifester concrètement.

    Rappelons-nous que le centre de conscience de l’homme ordinaire est établi au niveau de son âme, de son être psychique intérieur. Avant notre conversion à Christ, notre âme est encombrée et envahie de pensées, de sentiments et de volontés qui proviennent exclusivement de la puissance de mort et de péché qui se trouve établie dans tout notre être, dans notre esprit et dans notre corps physique. Même dans ses aspects les plus subtils, les plus raffinés et les plus cultivés, la source d’inspiration de l’âme humaine est exclusivement constituée par la puissance de péché et de mort qui contrôle l’homme tout entier.

    Mais, après notre nouvelle naissance spirituelle, une nouvelle source fait irruption dans notre âme, dans notre zone de conscience intérieure. La puissance de péché et de mort a disparu de notre esprit, qui est passé par une nouvelle naissance. Le Saint-Esprit de Dieu est venu demeurer dans notre esprit régénéré. Notre esprit nouveau peut donc à présent envoyer à notre âme des pensées, des sentiments et des volontés d’origine céleste et divine !

    Toutefois, la puissance de péché et de mort, si elle a disparu de notre esprit nouveau, n’a pas disparu de notre corps physique. Ce n’est pas notre chair physique qui est le problème, mais la puissance de péché et de mort qui est “attachée” à notre chair physique. C’est pour cette raison que Paul appelle “chair” cette puissance de péché et de mort qui habite dans nos membres.

    Dans <st1:personname productid="la Bible" w:st="on">la Bible</st1:personname>, le mot “chair” a donc deux sens bien distincts, selon le contexte. Il peut désigner notre simple chair physique, ou désigner la puissance de péché qui habite dans notre chair physique. De même que le mot “esprit” peut désigner notre esprit ancien, non régénéré, mais aussi notre esprit nouveau régénéré, ou encore l’Esprit de Dieu ou un mauvais esprit. Il nous faut donc examiner soigneusement le contexte pour savoir à quelle “chair” ou à quel “esprit” nous avons affaire.

    Par exemple, Paul écrit :

    “Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair” (Rom. 6 : 19). 

    Paul ne parle pas ici de la chair de péché, mais de la faiblesse de la nature humaine. De même, quand Jésus dit que “la chair est faible,” Il parle de la faiblesse de la nature humaine. La chair de péché n’est pas faible, elle est au contraire très forte pour faire le mal. Elle ne peut être faible que par rapport à la sainteté.

    Il faut le répéter, pour être bien compris : notre chair physique est neutre, elle n’est pas mauvaise en soi. C’est la puissance de péché et de mort qui habite dans notre chair physique qui est mauvaise. 

    En effet, quand nous nous convertissons au Seigneur, notre corps physique devient littéralement un membre de Christ !

    “Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? Prendrai-je donc les membres de Christ, pour en faire les membres d’une prostituée ? Loin de là !” (1 Cor. 6 : 15).

    “Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Eglise, parce que nous sommes membres de son corps” (Ephésiens 5 : 29 : 30).

    Ce n’est pas la chair de péché qui habite dans nos membres qui devient un membre de Christ ! C’est notre chair physique !

    Par ailleurs, notre esprit régénéré devient “un” seul esprit avec Christ ! Car notre esprit devient littéralement “justice de Dieu en Christ” ! Ainsi, notre esprit devient “un” avec l’Esprit de Christ, tout en étant distinct !

    “Mais celui qui s’attache au Seigneur est avec lui un seul esprit” (1 Cor. 6 : 17).

    Le Chrétien né de nouveau, dont le centre de conscience est établi au niveau de son âme, se trouve donc confronté, dans son âme, à un violent conflit entre la chair et l’esprit.

    “Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux” (Gal. 5 : 16-17).

    Nous voyons bien ici que la chair de péché possède “des désirs” qui sont contraires à ceux de l’esprit.  Le texte français met un “E” majuscule à Esprit, mais pas le Grec. Il peut donc s’agir de notre esprit régénéré, qui a le désir d’obéir à Dieu et de Le servir, tandis que la chair de péché qui habite dans nos membres a le désir de se rebeller et de servir Satan.

    Ce conflit peut être très frustrant, si le Chrétien ne reçoit pas la révélation de la solution divine, pour lui permettre de surmonter la loi de péché qui est dans la chair, et laisser la loi de l’esprit de vie se manifester et diriger sa vie concrète.

    La clef de la victoire sur le péché.

    Voici ce que dit le Seigneur Jésus à l’apôtre Paul :

    “Je t’ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t’envoie, afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu’ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l’héritage avec les sanctifiés” (Actes 26 : 17-18).

    Et Paul ajoute, à l’intention du Roi Agrippa :

    “En conséquence, roi Agrippa, je n’ai point résisté à la vision céleste : à ceux de Damas d’abord, puis à Jérusalem, dans toute <st1:personname productid="la Jud←e" w:st="on">la Judée</st1:personname>, et chez les païens, j’ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’œuvres dignes de la repentance” (Actes 26 : 19-20).

    Le Seigneur montre bien qu’il nous faut faire deux choses pour entrer dans le Royaume de Dieu :

    • Quitter les ténèbres et la puissance de Satan, par la repentance et la foi en Jésus.
    • Pénétrer dans la lumière et la puissance de Dieu, par conversion à Dieu et la pratique d’œuvres dignes de la repentance.

    C’est Dieu qui accorde la repentance au pécheur. Dans la lumière de Dieu, le pécheur peut alors réaliser la nature horrible du péché, de sa nature de péché, et de toutes les conséquences du péché. Cette réalisation lui donne normalement la haine du péché, et le désir ardent de se détourner du péché et d’être délivré de son emprise.

    Ensuite, le Saint-Esprit révèle au pécheur ce que le Seigneur Jésus a accompli à la croix : Il a condamné le péché dans Son corps, et, par Sa mort, Il a accompli l’expiation de nos péchés. Par la foi en Jésus, le pécheur repentant reçoit le pardon de ses péchés et la vie éternelle, sous la forme d’une nouvelle naissance spirituelle dans son esprit.

    Jésus est <st1:personname productid="la Porte" w:st="on">la Porte</st1:personname> obligée qui nous permet de passer du royaume de Satan au Royaume de Dieu, des ténèbres à la lumière, du péché à la justice de Dieu. La croix est au centre de la vie et de l’œuvre de Jésus. C’est donc la croix qui est la porte obligée du salut.

    Tout ce qui vient du royaume de Satan, pour passer dans le Royaume de Dieu, doit passer par Jésus et par la croix, c’est-à-dire par une mort et une résurrection en Jésus-Christ. La conversion, c’est recevoir la haine du péché, pour nous détourner à 180 degrés du péché, et nous tourner résolument vers Dieu et vers les choses célestes.

    Il n’est pas normal qu’un Chrétien reste constamment tourné et fixé vers le péché, vers son passé de pécheur, et vers sa vieille nature de péché. S’il a reçu une vraie repentance, il a compris ce qu’est le péché, et il hait le péché. Mais il est à présent tourné vers Christ, vers le Royaume de Dieu, et vers sa nouvelle nature de justice en Christ. Il court vers l’avant pour remporter le prix de la vocation céleste en Christ. On ne peut pas courir vers l’avant en regardant constamment vers l’arrière !

    En outre, on ne peut pas courir vers l’avant, si l’on n’a pas reçu la révélation de l’œuvre de Christ, ni de la puissance de la croix, ni de ce que Dieu a fait de nous en Christ.

    C’est pour cela que Paul a écrit :

    “Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée ; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus” (Philippiens 3 : 12-15).

    Paul savait qu’il était parfait dans son esprit, comme tous les Chrétiens nés de nouveau. Mais il savait aussi que, dans sa vie pratique, dans son comportement de tous les jours, il n’avait pas encore atteint la perfection. Il y tendait constamment, et c’est pour cela qu’il pouvait courir vers le but par la foi, les yeux fixés sur Jésus.

    L’auteur de l’épître aux Hébreux a écrit :

    “C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu, attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés.” (Hébreux 10 : 10 : 14).

    Ceux qui ont été sanctifiés, mis à part, une fois pour toutes, par l’offrande du corps de Jésus, ont aussi été amenés à la perfection une fois pour toutes, par la même offrande.

    Qu’est-ce qui a été amené à la perfection en nous ? Seulement notre esprit régénéré, notre “homme nouveau” créé en Christ à la nouvelle naissance ! Il faut ensuite que nous apprenions à nous revêtir de cet homme nouveau, c’est-à-dire à le faire paraître, à le manifester dans notre vie de tous les jours ! Nous ne pouvons commencer à le manifester que si nous croyons que nous le possédons !

    Un Chrétien qui reste fixé sur son péché et sur son ancienne nature de péché ne peut vivre qu’une vie misérable de défaite constante devant le péché. Il reste soumis à la loi de péché qui est dans ses membres, et il est constamment vaincu par elle.

    Un Chrétien qui a compris le message de la croix, qui a compris en quoi consiste sa nouvelle naissance spirituelle, qui a compris quelle est la vraie qualité de sa nouvelle nature en Christ, et qui a compris quelle est sa position céleste en Christ, celui-là garde les yeux fixés sur Christ et sur Son œuvre, et avance par la foi de progrès en progrès dans la manifestation pratique de la perfection spirituelle qu’il a déjà obtenue en Christ !

    Pour avancer dans la perfection pratique, nous devons comprendre que Dieu nous a déjà rendus parfaits en Christ, dans notre esprit régénéré. Ensuite, quand nous savons, et quand nous croyons ce que Christ a accompli, et ce que nous sommes en Lui, nous pouvons voir cette perfection spirituelle passer de plus en plus dans notre vie pratique, et se manifester concrètement.

    “Mais lorsque les cœurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté. Or, le Seigneur c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit” (2 Cor. 3 : 16-18).

    Ce n’est pas en contemplant notre nature de péché passée, qui est morte et enterrée en Christ, que nous pourrons être transformés concrètement à l’image de Jésus ! Mais c’est en contemplant le Seigneur, Sa Personne et Son œuvre, que nous progresserons constamment.

    Et c’est justement parce que nous avons reçu la haine du péché que nous nous détournons du péché, pour nous tourner vers le Seigneur, <st1:personname productid="la Source" w:st="on">la Source</st1:personname> de toute Sainteté et de toute Pureté.

    Si nous marchons par l’esprit, nous n’accomplirons pas les œuvres de la chair.

    Le plan de Dieu pour un pécheur, c’est de le transformer en une nouvelle créature en Christ, par la repentance et la foi en Jésus.

    Le plan de Dieu pour un Chrétien, c’est de lui apprendre à marcher concrètement selon la vie nouvelle qu’il a reçu dans son esprit, dans sa nouvelle nature. C’est de lui apprendre à ne plus marcher selon la chair, pour apprendre à marcher selon l’esprit.

    Un Chrétien nouvellement converti n’a en général aucune idée de ce qu’est la marche par l’esprit. Il lui faut déjà un certain temps pour comprendre qu’il a un esprit, et pour voir clairement ce qui s’est passé au niveau de son esprit. Hélas, ce n’est pas l’enseignement qu’il reçoit en général qui l’aide à comprendre tout cela. Comment pourrait-il marcher dans une dimension qu’il ignore ?

    Pour commencer à apprendre à marcher par l’esprit, c’est-à-dire à marcher selon la vie nouvelle que nous avons reçu dans notre esprit, il nous faut absolument avoir bien compris :

    • L’œuvre de Christ à la croix et la puissance de la prédication de la croix. Nous devons comprendre non seulement que Christ est mort pour nous, mais aussi que Christ a fait mourir notre vieille nature de péché en Lui et avec Lui, et qu’Il nous a ressuscités à une vie nouvelle en Lui et avec Lui.
    • La qualité réelle de la nouvelle nature spirituelle qui nous a été donnée à notre nouvelle naissance : cette nouvelle nature, notre esprit nouveau, notre “homme nouveau,” est saint, pur, juste, parfait en Christ. Cet aspect de la prédication de l’Evangile est rarement compris et enseigné. Il est pourtant absolument capital pour marcher par l’esprit.

    Trop d’enseignements continuent à faire croire aux Chrétiens qu’ils sont toujours de “pauvres pécheurs pourris et misérables” ! Un tel enseignement a une apparence de piété et veut nous garder “humbles,” mais il est incapable de nous apprendre à marcher par la foi dans la victoire de Jésus, et dans la nature nouvelle qu’Il nous a donnée !

    Non, nous ne sommes plus des pauvres pécheurs pourris ! En Christ, Dieu a fait de nous Ses fils et Ses filles, créés dans une justice et une sainteté que produit la vérité ! Il nous a donné Sa nature divine et Sa perfection. Il veut que nous le croyions, pour que Sa Parole puisse se manifester dans notre vie, et que Christ puisse Se manifester en nous et au travers de nous ! C’est pour cela que Dieu nous a donné une nouvelle nature spirituelle semblable à celle de Jésus : pour que Jésus, qui habite en nous, puisse Se manifester dans notre vie. Le Seigneur ne pourrait jamais Se manifester au travers d’une nature de pécheur pourri !

    Apprenons donc à “nous connaître” en Christ ! A connaître le don que Dieu nous a fait en Christ : une nouvelle nature à Son image ! Et apprenons à accepter ce don par la foi ! Notre “moi” a changé ! Nous avons renoncé à notre ancien “moi,” et nous avons reçu un nouveau “moi” !

    Ce n’est pas le “moi” qui est mauvais en soi, c’est le “moi” de péché de notre ancienne vie, qui se perpétue dans la puissance de péché qui habite dans nos membres. Notre nouveau “moi” est saint et pur.

    Nous devons d’abord nous installer dans notre position spirituelle.

    Pour marcher par l’esprit, nous devons tout d’abord nous “installer dans l’esprit” ! C’est-à-dire réaliser ce que Christ a fait de nous en Lui, et nous installer par la foi dans cette position spirituelle.

    “Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien-aimé” (Eph. 1 : 3-6).

    “Que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force” (Eph. 1 : 17-19).

    “Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés) ; il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ” (Eph. 2 : 4-7).

    La position céleste du Chrétien né de nouveau n’a plus rien à voir avec celle d’un misérable pécheur pourri !

    Nous devons ensuite connaître la puissance de la croix.

    Pour marcher par l’esprit, nous devons ensuite connaître la puissance de la croix, c’est-à-dire la puissance de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ.

    Nous devons savoir, sans l’ombre d’un doute, qu’entre la chair de péché, c’est-à-dire la puissance de péché qui habite dans nos membres, et notre esprit régénéré, qui se trouve en Christ dans les lieux célestes, il y a la barrière infranchissable de la croix !

    Le péché ne peut pas pénétrer dans les lieux célestes, où se trouve notre être nouveau en Christ ! Tant que nous savons, et que nous croyons, qui nous sommes et où nous sommes en Christ, le péché ne peut pas nous contrôler ni se manifester dans notre vie.  Mais si nous l’ignorons, ou dès que nous l’oublions, la chair reprend ses droits, et nous sommes contrôlés par la puissance de péché. Nous devons donc constamment rester dans la foi pour pouvoir marcher par l’esprit, et ne jamais nous laisser distraire par les choses de la chair.

    Si nous ne connaissons pas notre position spirituelle, nous ne pouvons pas être dans la foi, nous restons au niveau de la puissance de péché, et nous passons notre temps à lutter contre la chair de péché. Mais celle-ci nous contrôle, parce que nous sommes alors charnels. Or ce n’est pas de cette manière que nous pouvons vaincre la puissance de la chair de péché. C’est en nous installant, en vivant, et en marchant dans une dimension spirituelle où la chair de péché ne peut ni pénétrer ni nous atteindre : en Christ dans les lieux célestes ! Nous n’avons pas à lutter contre la chair. Nous avons à pénétrer par la foi dans un Royaume où la chair n’a pas accès. L’homme spirituel, qui est contrôlé par l’esprit, n’est plus contrôlé par la chair.

    Autant notre position spirituelle en Christ est une réalité acquise une fois pour toutes, autant notre marche par l’esprit est une progression qui nécessite un apprentissage quotidien.

    Pour que cet apprentissage et cette progression se fassent correctement, notre âme doit être renouvelée.

    C’est au niveau de notre âme que se remporte la victoire !

    Nous l’avons vu, notre âme, c’est-à-dire notre être psychique “ordinaire,” notre être intérieur conscient, est le siège d’un combat violent entre la chair et l’esprit.

    La chair de péché, cette puissance de péché qui continue à habiter dans nos membres physiques, continue à envoyer dans notre âme les pensées, désirs, émotions et volontés qui lui sont propres, et qui nous contrôlaient complètement avant notre nouvelle naissance.

    Notre esprit régénéré envoie aussi à présent dans notre âme les pensées, désirs, émotions et volontés qui lui sont propres, et qui sont propres au Royaume de Dieu.

    Tous ces éléments contradictoires se rencontrent et se télescopent au niveau de notre âme. Comment allons-nous faire la distinction entre ce qui vient de la chair de péché, et ce qui vient de notre esprit régénéré ?

    Par le Saint-Esprit, et par <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu ! Méditons cette Parole qui nous donne la foi, et laissons le Saint-Esprit nous diriger ! Demandons à Dieu de nous montrer tout ce qui est encore charnel dans notre âme, afin que nous puissions y renoncer par un acte de volonté qui s’appuie sur notre foi.

    Le Saint-Esprit nous a été donné pour nous rappeler toutes les paroles de Jésus, et pour nous conduire dans toute <st1:personname productid="la V←rit←" w:st="on">la Vérité</st1:personname> de Dieu. <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">La Parole</st1:personname> de Dieu, qui est aussi <st1:personname productid="la V←rit←" w:st="on">la Vérité</st1:personname>, est une lumière sur notre sentier, et une lampe à nos pieds. Cette Parole est aussi une épée qui nous permet de trancher entre ce qui vient de la chair et ce qui vient de l’esprit.

    “Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte” (Hébreux 4 : 12-13).

    Notre âme doit être “séparée de l’esprit” en ce sens que tout ce qui, dans notre âme, n’est pas spirituel, mais provient de la chair, soit repéré et éliminé. C’est l’œuvre de <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu. C’est <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu qui renouvelle notre intelligence, et qui fait tomber les forteresses construites par Satan pour nous dominer. Ces forteresses sont toutes les croyances, pensées, doctrines et traditions fausses et mensongères, que nous considérons comme vraies, et derrières lesquelles le diable se cache pour nous contrôler. Car Satan sait très bien que ce sont nos pensées qui nous contrôlent.

    “Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait” (Romains 12 : 2).

    “Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ” (2 Cor. 10 : 3-5).

    Nous ne pouvons renverser les faux raisonnements que par <st1:personname productid="la V←rit←" w:st="on">la Vérité</st1:personname> de <st1:personname productid="la Parole. C" w:st="on">la Parole. C</st1:personname>’est <st1:personname productid="la V←rit←" w:st="on">la Vérité</st1:personname> qui nous affranchit ! C’est la vérité qui renouvelle notre intelligence et nos pensées, pour amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ.

    Ainsi, notre foi peut s’appuyer sur <st1:personname productid="la V←rit←" w:st="on">la Vérité</st1:personname>, et nous pouvons avancer dans notre marche par l’esprit, de perfection en perfection ! Nous devenons de plus en plus, dans notre vie concrète, ce que nous sommes déjà en Christ dans notre esprit !

    C’est ainsi que notre être tout entier, l’esprit, l’âme et le corps, pourront être peu à peu conduits par le Seigneur dans la perfection pratique, afin que nous soyons trouvés irréprochables pour le jour de Christ, et que Jésus puisse enlever à Sa rencontre une Epouse qui soit pure, sans ride ni tache, mais sainte et irréprochable ! 

    “Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau, afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible” (Eph. 5 : 25-27).

    “Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera” (1 Thes. 5 : 23-24).

    Pour que notre être entier soit conservé irréprochable, lors de la venue de Jésus, il faut nécessairement qu’il ait déjà atteint cet état auparavant !

    Ce sera l’œuvre de Dieu, dans la vie de ceux qui croient en Sa Parole, et qui collaborent intelligemment à Son œuvre. Pour croire, nous devons d’abord savoir, connaître <st1:personname productid="la Parole" w:st="on">la Parole</st1:personname> de Dieu, et l’accepter par la foi. Alors cette œuvre divine sera parfaitement achevée lors du retour du Seigneur. Nous devons en avoir une conviction absolue ! Et c’est cette conviction qui nous remplit dès à présent de joie et de paix !

    Que le Seigneur Jésus-Christ soit béni pour Son œuvre parfaite !

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