• Seder de Pessah ou dîner de l'Adôn ?

     

    Seder de Pessah ou dîner de l'Adôn


    Le "dîner de l'Adôn Yeshoua" que nous devons prendre à Pessah n'est plus le "Seder de Pessah"...  mais évidemment pas non plus...
    (Blog de Michel Yeshayah)

     

    Seder de Pessah ou dîner de l'Adôn ?


    Dans les normes, le dernier repas que l'Adôn Yeshoua prit avec ses adeptes était le Seder de Pessah. Et Pessah, fête annuelle des juifs (et de "tout Israël" !) en mémoire de leur sortie de Mitzraïm (Egypte), est célébrée autour d'un dîner, le Seder, selon les instructions qu'Elohim donna à Moshé (Moïse) et Aharon (Lév 12:1-8), chaque quatorzième jour du mois de Nissan (premier mois de l'année).
    Cette fête est suivie de la Hag Ha Matzi, la fête des pains sans levain ou fête des Azymes, qui dure 7 jours pendant lesquels il est strictement interdit de manger de la nourriture qui contient du ferment.
    Une dérogation particulière existait néanmoins pour ceux qui, pour raison d'impureté ou d'éloignement, n'avaient pu célébrer la fête de Pessah au quatorzième jour du mois de Nissan entre les deux soirs. Il est ainsi écrit dans le livre de Bamidmar:

    "Parle aux enfants d’Israël, et dis-leur : Si quelqu’un d’entre vous ou de vos descendants est impur à cause d’un mort, ou est en voyage dans le lointain, il célébrera la Pâque en l’honneur de YHWH-Adonaï.
    C’est au second mois qu’ils la célébreront, le quatorzième jour, entre les deux soirs ; ils la mangeront avec des pains sans levain et des herbes amères.
    Ils n’en laisseront rien jusqu’au matin, et ils n’en briseront aucun os. Ils la célébreront selon toutes les ordonnances de la Pâque." (Nombres 9:10-12)

    Le Seder de Pessah préfigurait le B'rit Hadasha, l'alliance nouvelle et parfaite qui permettrait aux hommes (dont les "païens") de se réconcilier avec Elohim. Le Pessah annonçait de fait l'ultime sacrifice de Yeshoua, l'Agneau d'Elohim. Avant même d'aller plus loin, écoutons le récit de Loucas se rapportant au Pessah que Yeshoua mangea avec ses disciples:

    "Quand l’heure arrive, il s’allonge [1] avec ses envoyés.
    Il leur dit: « J’ai désiré de désir manger avec vous ce Pèssah avant de souffrir (...)
    Oui, je vous dis: je ne le mangerai plus jamais, jusqu’à ce qu’il soit accompli au royaume d’Elohîm. »
    Il prend une coupe, remercie et dit: « Prenez ceci et partagez-le entre vous.
    Ceci est le Pacte neuf en mon sang pour vous versé. Oui, je vous dis: je ne boirai plus désormais du "fruit de la vigne", avant que vienne le royaume d’Elohîm. »
    Il prend le pain, remercie, partage, leur donne et dit: « Ceci est le corps, le mien, donné pour vous. Cela, faites-le en mémoire de moi. »
    (Luc 22:14-20 CHOU)

    La version de Matyah ajoute même à ce verset: "le Pacte Neuf en mon sang pour vous versé en rémission des fautes" (Mat 26:28 CHOU)


    Tous les passages qui se rapportent à ce Seder insistent sur le fait que c'était "pendant qu'ils mangeaient" (Mat 26:21) ou encore "pendant qu'ils étaient à table et mangeaient" (Marc 14:18), que s'était déroulée cette scène.
    Cette information finit ainsi de nous édifier sur ce qui devrait être la manière de célébrer le dîner de l'Adôn.
    Ce n'est donc pas "l'eucharistie", ce "sacrement", qui suivant la doctrine catholique, contient le corps, le sang, l'âme et la "divinité" (déusité ?) du Mashiah, sous les espèces d'hostie et de vin. Encore moins la "Cène", la conception protestante de la chose.

    http://jyhamon.eklablog.com/yeshoua-jesus-a-t-il-institue-une-sainte-cene-non-a47876396
    Le Seder de l'Adôn , par contre, est un repas cérémoniel pris à table !


    Ecoutons le Shaliah Shaoul (Paul) enseigner sur la façon de célébrer le dîner de l'Adôn:
    " Car j’ai moi-même reçu de l’Adôn ce que je vous transmets. L’Adôn Iéshoua‘, la nuit où il a été livré, a pris du pain; il a rendu grâces, il l’a partagé et dit: « Ceci est mon corps pour vous. Cela, faites-le pour mémoire de moi. »
    De même aussi la coupe, après le dîner, disant: « Cette coupe est le pacte neuf en mon sang. Cela, faites-le aussi souvent que vous boirez, pour mémoire de moi. »
    Oui, aussi souvent que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort de l’Adôn, jusqu’à ce qu’il vienne." (1 Cor 11:23-26)

     

    Initialement, le Seder de Pessah requérait un emplacement spécifique des convives : le père ou le chef de famille prenait place au centre de la table, face au plat. A sa droite la mère, puis les enfants par ordre décroissant d'âge, de sorte que le plus jeune enfant, situé à la gauche du père, puisse se pencher vers lui pour lui poser les questions traditionnelles de Pessah. C’est cette position qu’avait occupée le Shaliah Yohanân auprès de l’Adôn Yeshoua lors du diner pascal. Sur la table, il y avait naturellement un plateau chargé d’herbes amères, de trois matzôt (azymes ou pains sans levain) et d’un agneau rôti.
    Avec l'émergence du Judaïsme rabbinique, de l'agneau entier les Juifs sont passés à l'épaule en s'appuyant sur ce verset qui dit: "Qui adhèrera à notre rumeur ? Le bras de YHWH-Adonaï, pour qui s'est-il découvert ?"
    (Isaïe 53:1)
    Le mot hébreu "zeroa" qu'on traduit généralement en français par "bras", signifie exactement "épaule".Il y avait également sur la table du Seder de Pessah, quatre coupes de vin (oïnos, fruit de la vigne) qui exprimaient les quatre étapes du peuple d'Israël dans son histoire douloureuse vers Kena'an, la terre promise:
    "J'ai vu l'humiliation de mon peuple (...) J'ai entendu leurs vociférations face à ses tyrans (...) Je descends le secourir (...) pour le faire monter de cette terre vers une terre bonne, large, vers une terre fluente de lait et de miel"
    (Exode 3:7-8)

    Les quatre coupes de "vin" (oïnos) étaient diluées avec de l'eau et une cinquième coupe appelée par la tradition "la coupe d'Eliyahou" n'était touchée par personne. Après le Seder de Pessah, lorsque Yeshoua prit la coupe d'Eliyahou, les shelihim (disciples) ont eu la confirmation qu'il était vraiment le Mashiah, car personne d'autre que Lui ne pouvait toucher à cette coupe.
    A la fin du repas, l'Adôn Yeshoua prit donc "la" coupe d'Eliyahou, la cinquième coupe ou coupe d'Eliyahou, l'éleva et la  donna à Ses shelihim en disant : « Cette coupe est le pacte neuf en mon sang. Cela, faites-le aussi souvent que vous boirez, pour mémoire de moi. » (1 Cor 11:25)

    En Yeshoua, seule la coupe dite de "Eliyahou" nous intéresse, car elle représente le B'rit Hadasha scellé dans le sang de l'Adôn Yeshoua.
    Le dîner de l'Adôn est avant tout un repas, mais un repas pris dans un esprit de recueillement. Lors de ce dîner, un accent particulier doit être mis sur le pain et sur le "vin". Ce sont les deux éléments clés du Seder de l'Adôn dans le B'rit Hadashah en Yeshoua. Après le dîner, l'Adôn et ses Shelihim ont chanté le traditionnel Hallel, les Psaumes 113 à 118, selon qu'il est écrit:  "Après avoir chanté le Hallel, ils sortent vers le mont des Oliviers." (Marc 14:26 CHOU)

    Le dîner de l'Adôn, tel qu'enseigné par la tradition "apostolique" s'apparente à un repas cérémoniel pris dans un esprit de recueillement.
    Si nous le mangeons indignement, nous sommes coupables du corps et du sang de l'Adôn Yeshoua. Il n'est donc aucunement question ici de boire de son sang ni de manger de sa chair. Nous ne sommes pas des cannibales et encore moins des vampires !


                                                                                            D’où viennent alors toutes ces manières de célébrer le dîner de l’Adôn,
    à savoir: l’eucharistie catholique ou la sainte cène protestante ou évangélique ? Il est clair qu’elles ne proviennent pas des enseignements de l’Adôn Yeshoua et encore moins de ses Shelihîm, encore qu’il a fortement exigé ceci: « Apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit. » 
    (Matthieu 28:20).

     

    D’aucuns nous objecteraient: comment célébrerons-nous le dîner de l’Adôn si nous sommes très nombreux, comme pour justifier les simulacres de commémoration que nous voyons un peu partout ? Le livre de Shemôt [2]   en son chapitre XII, nous fait savoir que le Seder de Pessah se prend en famille. En Yeshoua, le Seder de Pessah devenu diner de l’Adôn, se prend en assemblée, cependant, toujours autour d’une table. Nous croyons qu’avec un peu d’intelligence et de bonne volonté, l’on saurait préparer un dîner pour plusieurs convives.

     

    Quand doit-on prendre le dîner de l’Adôn ?

     

    A quelle date doit être pris le dîner de l’Adôn ? Entre les deux soirs du 14 au 15 Nissan comme le prescrit la Tora ou par "anticipation" ? La chronologie du Seder de Pessah quand on considère les récits des différents témoins qui ont rédigé la Bessora Tova s’avère incertaine.

    Si pour Matyah, c’était le premier jour des Azymes: « Alors, le premier jour des Azymes, les adeptes s'approchent de Yeshoua et disent: "Où veux-tu que nous te préparions le repas de Pèssah ? Il dit: "Allez en ville chez un tel, et dites-lui: "Le Rabbi dit Mon temps approche. Je fais Pèssah chez toi avec mes adeptes". Les adeptes font comme Yeshoua leur a indiqué; ils préparent Pèssah. Le soir venu, Yeshoua se met à table avec les Douze.»
    (Matthieu 26, 17-20).

    Et pour Marcos aussi, c'est le premier jour des Azymes quand ils sacrifient le Pessah:  "Au premier jour des Azymes, quand ils sacrifient le Pèssah, ses adeptes lui disent: « Où veux-tu que nous allions préparer pour que tu manges le Pèssah? »
    Il envoie deux de ses adeptes et leur dit: « Allez en ville. Là, vous rencontrerez un homme porteur d’une cruche d’eau. Suivez-le.
    Là où il entrera, dites au patron: ‹Le Rabbi dit: Où est ma salle, là où je mangerai le Pèssah avec mes adeptes?›
    Il vous montrera à l’étage une vaste salle tout ornée. Là, vous préparerez tout pour nous. » (Marc 14:12-15)

    Idem pour Loucas: "Survient le jour des Azymes, où le Pèssah est sacrifié.
    Il envoie Petros et Iohanân et dit: « Allez et préparez le Pèssah. Nous le mangerons. »
    Ils lui disent: « Où désires-tu que nous le préparions? »
    Il leur dit: « Voici, comme vous entrerez dans la ville, un homme porteur d’une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le dans la maison où il entrera.
    Vous direz au patron de la maison: Le Rabbi te dit: ‹Où est la salle où manger le Pèssah avec mes adeptes?›
    Il vous montrera à l’étage une vaste salle ornée de tapis. Là, vous préparerez tout. » (Luc 22:7-13)

    Pour le Shaliah Yohanân - que Loucas cite comme étant l'un des deux que l'Adôn Yeshoua avait envoyé préparer le Pessah - c'était "avant" la fête de Pessah. Plus précisément la veille du jour où les juifs prenaient d'accoutumé le Seder de Pessah ! Pour preuve, ces passages extraits de l'Annonce du Shaliah Yohanân:                        
    « Ils conduisent donc Yeshoua de chez Caïapha [3]
     au prétoire. C’était le petit jour. Eux-mêmes n’entrent pas au prétoire, pour ne pas être contaminés, afin de manger le Pèssah. »  (Jean 18:28).
    Ou encore : « Mais c’est votre coutume, lançait Pilatus aux Juifs, que je libère   quelqu’ un pour Pèssah. Voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Yehoudîm ? »  (Jean 18:39). Ou même encore : « C’est alors la préparation de Pèssah; c’est environ la sixième heure. Il dit aux Yehoudîm: "Voici votre roi !" »  (Jean 19:14)

    Il apparaît clairement à la lecture de ces trois derniers extraits tirés du témoignage de Yohanân, que le dîner n'a pas eu lieu le jour où les Yehoudîm sacrifient d'accoutumé le Pessah, mais plutôt la veille. C'est incontestable !
    Lors de ce dîner particulier, l'Adôn Yeshoua, contrairement à la tradition des juifs, lava les pieds de ses adeptes au lieu de leur laver les mains et désigna nommément celui qui allait le livrer:
     "Avant la fête de Pèssah, Iéshoua‘ sait que l’heure est venue pour lui de passer de cet univers vers le père. Il a aimé les siens en cet univers, et il les aime jusqu’à la fin. Et c’est au cours d’un dîner: le diable jette alors au coeur de Iehouda bèn Shim‘ôn [4], l’homme de Qériot, de le livrer."
    (Jean 13:1,2)

    Ce jour-là, l'Adôn Yeshoua avait demandé à ses Shehilim, notamment à Yohanân et Qépha d'aller préparer le Pessah. Mais au cours de ce Seder, au lieu d'évoquer la sortie du peuple d'Israël de Mitzarïm, il leur annonce, contre toute attente, le sacrifice de son corps et la coulée de son sang. Par là, il faisait savoir à ses Shehilim qu'il était le sacrifice pascal, l'agneau immolé pour Pessah et son sang, celui qui scellerait la Nouvelle Alliance, le B'rit Hadashah.

    Depuis lors, ce repas a pris une nouvelle connotation pour la Qéhila. En effet, ce n'est plus le Seder de Pessah traditionnel que nous prenons mais un repas rituel où l'on partage le pain et le vin, en mémoire de l'Adôn, proclamant sa mort jusqu'à ce qu'il vienne. On retrouve cette idée dans les écrits du Shaliah Shaoul, singulièrement dans sa première lettre aux Corinthiens, au chapitre XI, les versets 17 à 34, où il expose en détails sur la manière de célébrer non pas le Seder de Pessah mais le dîner de l'Adôn.

      
      
                Si pneumatiquement (spirituellement) le Seder de Pessah annonçait le sacrifice de l’Adôn Yeshoua sur le bois,  initialement, on l’a dit, il fut institué en commémoration de la sortie du peuple d’Israël de Mitzraïm. Par contre, lors du dîner de l’Adôn, c’est la mort de Yeshoua que nous proclamons jusqu’à son retour. L’acte physique de "manger" répond à une réalité spirituelle. Si en mangeant, l’on nourrit son corps physique, spirituellement c’est en se délectant de la Parole d’Élohim que l’on nourrit son souffle.

     

    Lorsque nous mangeons le dîner de l’Adôn, nous communions avec le corps et le sang de  Yeshoua représentés symboliquement lors de ce Seder par le pain et la coupe de vin. Nous proclamons ainsi sa mort jusqu’à ce qu’il (re)vienne. Lors de ce dîner, ce n’est donc plus la sortie du peuple d’Israël de Mitzraïm qu’on commémore. Quand bien même la sortie d’Israël de Mitzraîm symboliserait la sortie du peuple consacré du système des nations, nous ne pouvons, dans le Pacte Neuf, revenir à nouveau sur ces choses anciennes que le Shaliah Shaoul qualifie d’ombre, à savoir : les trois pains sans levain, l’agneau d’un an sans tache ni défaut et les herbes amères. Ces trois éléments composant le repas de Pessah initial préfiguraient la personne du Messie tant attendu par les Bnéi Israël.



    Au cours de ce Seder, l’Adôn Yeshoua avait donné une injonction nouvelle :
    «  Cela, faites-le pour mémoire de moi. » (1Corinthiens 11:24). Précisant et dévoilant ainsi au grand jour le mystère caché derrière le Seder de Pessah initial. L’archétype du dîner de l’Adôn apparaît en filigrane dans le livre de Beréshit, notamment quand Malki-Sèdeq, Roi de Shalèm et Cohen Gadol pour Élohim, quatre siècles avant le don et la promulgation de la Tora de Moshé, apporta au patriarche Avraham, du pain et du vin, le bénissant au nom d’El Elyôn [5]
     (Ge.14, 18-20).

     

    Le dîner de l’Adôn n’est pas le Seder de Pessah traditionnel. Car l’Adôn Yeshoua, notre Pessah, a été déjà sacrifié, selon qu’il est écrit : « Éliminez le vieux levain, pour être une pâte neuve, comme ce que vous êtes: des azymes [6].   Car notre Pèssah a été sacrifié : le Messie, de sorte que nous fêtions, non pas avec du vieux levain, non avec le levain de malice et de crime, mais avec les azymes de la sincérité et de la vérité. »
    (1 Corinthiens 5:7-8).

     

    Riches bénédictions en Yeshoua Ha Mashiah

     


     [1]  Il s’allonge : se met à table, c’était ainsi à l’époque romaine.

    [2] Shemôt : littéralement Noms ; le livre d’Exode

    [3] Caïapha : Caïphe

    [4] Yehouda bèn Shimôn : Juda fils de Simon, l’homme d’Iscariot

    [5] El Elyôn : El le Suprême, en d’autres termes, Élohim le Père.

    [6] Azymes : les pains sans levain. En Hébreu : Ha matzôt


    JYH
    13/04/2014
    D'après: http://yeshayahou.over-blog.com/2014/03/seder-de-pessah-ou-diner-de-l-adon.html
    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)


     


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