• TÉMOIGNAGE D'IMELDA



    TÉMOIGNAGE D'IMELDA


    Lorsque j’étais enfant, vers l’âge de 8 ans le médecin scolaire me diagnostiqua une scoliose assez prononcée, mon père et ma mère décidèrent de m’emmener voir un spécialiste, lequel ne fut guère plus optimiste, je me rappelle encore de ses paroles :

    - « cette petite risque de ne pas pouvoir avoir d’enfants, à cause de sa scoliose », « elle risque d’avoir des problèmes pulmonaires », « il faut absolument lui mettre un corset, mais cela aura des séquelles sur sa croissance ».

    Mes parents fuirent littéralement ce médecin.

    Quelques années après, ils m’emmenèrent voir un autre médecin, peut-être en espérant que les choses se soient « arrangées toutes seules », résultat : cet autre docteur trouva aussi que j’avais la jambe gauche plus courte que la droite, environ 13 mm de déséquilibre, j’eus droit à mettre une talonnette dans ma chaussure gauche…même pour ça, je me sentais « pas comme les autres ».

    J’avais souvent mal au dos, en fait le problème venait aussi du fait que toute la musculature de mon dos, côté droit, ne « travaillait pas », donc les muscles côté gauche avaient littéralement tiré la colonne vertébrale vers la gauche.

    Je grandissais, et ça empirait.

    À la scoliose, s’ajoutèrent une cyphose (absence de la courbe naturelle qui se trouve au niveau des cervicales) et une hyper lordose (accentuation excessive de la cambrure lombaire); j’avais très mal, toujours.

    Vers les 17 ans, la douleur au niveau de mon dos était constante, mais encore supportable sans prendre trop souvent des médicaments anti douleurs.

    À 20 ans je fus enceinte et, malgré le faible poids de mon bébé (1950 grammes ! eh oui, un beau petit prématuré !) je vis mon dos se tordre, littéralement. Je ne pouvais pas rester longtemps debout, pour camoufler ma faiblesse je m’appuyais souvent à un mur, où un meuble, si je ne pouvais pas m’asseoir.

    À tout ça, se rajoutèrent une torsion du corps vertébral, ainsi que de nombreux pincements intervertébraux.

    À partir de ce moment j’eus de plus en plus mal, au point que au moment du coucher, m’allongeant sur le lit, je ne pouvais pas relâcher le dos, car la douleur était semblable à des aiguilles me transperçant la colonne vertébrale entre chaque vertèbre, j’en arrivais aux larmes, tellement je souffrais.

    Les médicaments, les séances de kiné n’y faisaient plus rien. Je n’étais pas encore convertie, mais je priais Jésus pour que ça n’empire pas, encore. Vers 28 ans, je remarquai que je n’arrivais plus à respirer « pleinement »… le médecin que j’avais vu lorsque j’avais 8 ans avait bel et bien raison, mais j’ai au moins pu avoir cette joie de mettre un bébé au monde…

    Malgré tout ça, je travaillais dur dans le domaine de la sécurité, je tenais bon pour la douleur avec laquelle je vivais désormais jour et nuit. Cela eut un gros impact sur mon humeur, ma relation avec les autres, je m'aigrissais, je faisais payer aux autres la douleur que j’éprouvais, et que je rejetais.

    À ce moment, plus aucun médicament m’aide à supporter la douleur. J’arrête tout et serre les dents, je ne peux pas me laisser abattre, je ne vais pas me laisser piétiner par la douleur, je vais résister,

    À 32 ans, je « trouve » enfin le Seigneur, il est bon avec moi, il panse mes blessures, il m’enseigne, il est toujours à mes côtés.

    Un jour, j’arrive à l’assemblée, pour prier, quelqu’un se lève pour témoigner d’une guérison d’un cancer et moi, assise à ma place, je regarde à terre, les larmes coulent…je Lui dis, dans mon cœur : Seigneur, je ne t’en demande pas autant, je ne mérite rien, mais regarde-moi , je souffre le martyre tous les jours, j’ai mal, aie pitié de moi, ôte ces douleurs de mon dos, pitié, pitié, pitié… » À ma grande surprise, la douleur s’estompe. Le soir, je peux me coucher, sans devoir me « concentrer » pour ne pas relâcher les muscles, au risque de torture. Je revis ! Merci Papa !

    De temps en temps, il m’arrive d’avoir encore des douleurs par-ci par-là, mais ce n’est rien par rapport à avant. Mais mon dos est tordu… j’ai honte.

    On voit bien qu’il y à quelque chose qui cloche : lorsque je m’assois, très vite j’ai tendance à m’affaisser sur le côté, la mobilité de mon cou est réduite. Je vis en bord de mer, l’été lorsque je vais à la plage, j’y vais seule, pour que personne que je connais voie ma difformité…j’ai honte, mon dos est tordu.

    Mais IL a eu pitié de moi, Il m’a enlevé la douleur, merci Jésus, je n’ose pas Lui demander autre chose, ce serait trop…c’est ce que je pensais.

    Octobre 2010, je participe pour la 4ème fois à un séminaire de Michelle, où le Seigneur fait un grand ménage : je suis délivrée de l’esprit de ma tante homonyme, décédée à l’âge de 16 ans et qui ma « squattait », délivrée de la honte, délivrée de l’esprit d’Achab , délivrée d’une autre « couche » de rejet et… le 3ème jour du séminaire, je me retrouve à être l’outil de Dieu, pour la délivrance de mes frères et sœurs !

    Alleluia ! Enfin pas de pasteur qui me dit de me rassoir, pas de chuchotements, je suis libre de le servir !

    Vendredi, mes pensées « s’envolent » vers cette scoliose… j’y pense tout le temps, j’en parle même à une sœur. Le soir, c’est curieux, je trouve quelque chose de changé par rapport à ma posture… je touche le haut de ma colonne vertébrale, habituellement j’aurais du toucher le début de la distorsion vers la gauche… mais rien… j’hallucine, elle me parait droite… et si c’était un miracle ?

    Je demande à une sœur de toucher mon dos, de parcourir ma colonne et me dire si elle parait tordue. Elle me dit : « Imelda, tu es sûre que tu avais une scoliose ? »

    Là c’est trop, je pleure, le Seigneur m’a réellement guérie, même si je n’ai pas osé Lui demander ça. En fait, Il m’a créée droite.

    Merci mon Dieu, tu es mon Papa d’amour, tu sais de quoi tes enfants ont besoin ! Lundi prochain j’ai rendez-vous chez le radiologue, mais je n’ai pas besoin de ces radios pour savoir que je suis guérie !!!


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