• UN HOMME AU COEUR BRISE 2e partie

     
     

    Néhémie

    UN HOMME AU COEUR BRISE ( 2 éme partie )

    Par David Wilkerson

    Lorsque j’entendis ces choses, je m’assis, je pleurai, et je fus plusieurs jours dans la désolation. Je jeûnai et je priai devant le Dieu des cieux, et je dis: Ô Eternel, Dieu des cieux, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et qui fais miséricorde à ceux qui t’aiment et qui observent tes commandements! Que ton oreille soit attentive et que tes yeux soient ouverts: écoute la prière que ton serviteur t’adresse en ce moment, jour et nuit, pour tes serviteurs les enfants d’Israël, en confessant les péchés des enfants d’Israël, nos péchés contre toi; car moi et la maison de mon père, nous avons péché. Nous t’avons offensé, et nous n’avons point observé les commandements, les lois et les ordonnances que tu prescrivis à Moïse, ton serviteur. Souviens-toi de cette parole que tu donnas ordre à Moïse, ton serviteur, de prononcer. Lorsque vous pécherez, je vous disperserai parmi les peuples;mais si vous revenez à moi, et si vous observez mes commandements et les mettez en pratique, alors, quand vous seriez exilés à l’extrémité du ciel, de là je vous rassemblerai et je vous ramènerai dans le lieu que j’ai choisi pour y faire résider mon nom. Ils sont tes serviteurs et ton peuple, que tu as rachetés par ta grande puissance et par ta main forte. Ah! Seigneur, que ton oreille soit attentive à la prière de ton serviteur, et à la prière de tes serviteurs qui veulent craindre ton nom! Donne aujourd’hui du succès à ton serviteur, et fais-lui trouver grâce devant cet homme!” (Néhémie 1:4-11)

    LE MINISTERE DE LA DOULEUR

    Au cours des années précédant la naissance de Samuel, le peuple de Dieu s'était éloigné de Lui pour tomber dans l'idolâtrie et la déchéance intérieure. Dieu en était profondément attristé, mais Il ne trouvait personne qui puisse en aviser Son peuple. Le Seigneur était sur le point de retirer Sa gloire de Sa maison à Silo et les prêtres qui se tenaient devant l'autel n'en avaient même pas conscience. Comme il est navrant d'être sourd, muet et aveugle à ce point, à l'heure même du jugement. Israël était corrompue, ses prédicateurs adultères et l'Eglise complètement aveugle!

    Le sacrificateur Eli, qui servait alors dans le temple, est l'archétype du système religieux décadent qui se distingue par son égocentrisme et son mépris purement symbolique pour le péché. Au moment même où le peuple se laissait glisser dans une vie facile, Eli s'était "empâté" et les affaires de Dieu ne l'intéressaient plus guère. Et c'est la tête ailleurs qu'il exerçait sa double fonction de prêtre et de père de famille.

    Ses fils Hophni et Phinéas représentent l'Eglise traditionnelle d'alors. Ces deux jeunes prêtres n'ont jamais vraiment rencontré Dieu. Ils n'éprouvaient pas cette soif de Le connaître et ne savaient pas se mettre à Son écoute. Ils ne possédaient pas ce feu dévorant qui permet d'entrer dans la gloire et la présence du Seigneur. Ils étaient dévorés au contraire par la débauche et endurcis par le péché.

    Il n'est pas vraiment nécessaire de revenir si loin en arrière pour avoir un aperçu du genre de système religieux qui protège et même encourage ces prédicateurs égocentriques. Il nous suffit de regarder autour de nous, aujourd'hui, pour voir comment ces bergers qui ne jeûnent ni ne prient recherchent en fait les meilleures positions dans l'Eglise et avec elles, les meilleurs avantages et les meilleurs chances de promotion. Les âmes perdues ont toujours été le cadet de leurs soucis. Ils ont une bien piètre connaissance de la souffrance et ne sont que des produits d'un rituel froid et mort. Ils ne possèdent pas cette fraîcheur que procure la communion avec Dieu. Leurs paroles sont empreintes de vérité, certes, et leurs actions sont dignes de professionnels, mais ils ne sont revêtus d'aucune onction divine. Ils ne craignent pas le Dieu Très-Saint et, tout comme les fils d'Eli, ils chérissent la sensualité, le monde, et leurs propres personnes. Ils "s'engraissent des prémices de toutes les offrandes d'Israël" (1 Samuel 2.29). Hophni et Phinéas étaient si corrompus que Dieu les surnommait "fils de Bélial" ou encore "fils de Satan". Les Ecritures disent aussi: "Ils ne connaissaient pas l'Eternel" (1 Samuel 2.12).

    Voilà pourquoi, aujourd'hui aussi, de nombreux jeunes des églises évangéliques perdent leur enthousiasme et mènent une vie sensuelle, ennuyeuse et dénuée de tout repos. Trop de pasteurs ont cautionné cette sensualité chez les jeunes, et nous devons maintenant faire face à cette tragédie qui touche toute une génération qui est maintenant à la dérive. Il n'y a malheureusement que trop peu de bergers qui puissent leur montrer comment échapper aux pièges sataniques de notre temps. Comme cela arrive bien souvent aux bergers rebelles, Eli perdit le don spirituel du discernement. L'histoire d'Anne, dans le temple, nous le montre clairement. Cette femme pleurait amèrement dans la maison de l'Eternel, à Silo. Elle ne cessait d'implorer Dieu, Le suppliant de lui donner un fils. Anne est ici, pour nous, l'exemple de ces derniers saints qui, aujourd'hui, aspirent et crient au Seigneur dans l'espoir d'une parole de réconfort.

      "Anne parlait dans son cœur; seules ses lèvres remuaient, mais l'on n'entendait pas sa voix. Eli pensa qu'elle était ivre" (1 Samuel1.13).

      Elle priait Dieu en esprit, revêtue de l'onction divine, et allait devenir le canal par lequel jaillirait le renouveau en Israël. Cependant, Eli ne s'en rendait pas compte; il n'avait pas non plus la moindre idée de ce qui se passait alors devant l'autel. Vous devez vous demander ce qui avait bien pu arriver à ce prêtre du Très-Haut; comment pouvait-il être à la fois si près de ce nouveau et puissant souffle de Dieu et si loin du Seigneur pour en arriver à confondre les effets de la chair et ceux de l'Esprit?

    Quelle tristesse pour le Seigneur qui désirait et s'apprêtait à changer cet état de chose! Comment allait-il pouvoir faire passer son message à ce peuple d'Israël, rebelle et corrompu?

      Eli avait fait preuve de tant de complaisance et demeurait si ancré dans les traditions qu'il n'avait pas la moindre notion des projets de Dieu. Le message que nous apporte ce passage est clair: c'est hors des structures religieuses établies que Dieu dut chercher, pour trouver une personne assez réceptive pour partager sa souffrance.


     

     


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