Dieu a créé l’oreille et c’est la raison
Dieu a créé l’oreille et c’est la raison pour laquelle l’homme a la responsabilité de bien utiliser cet organe. Dieu veut lui ouvrir les oreilles pour lui donner l’instruction source de vie.
Le Nouveau Testament reconnaît également l’importance de l’oreille pour recevoir la révélation ; il enjoint aussi d’obéir à ce qui a été entendu : ainsi s’explique l’interpellation fréquente : « Que celui qui a des oreilles entende ! ». Cette interpellation se fait plus précise dans l’Apocalypse : « Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit ». Car le royaume de Dieu ne peut s’établir que si les hommes sont capables d’entendre la Parole. Esaïe 55:3 Tendez l’oreille et venez à moi, Écoutez, et votre âme vivra Et son fruit est doux à mon palais. {Cantiques des cantiques 2:3}
La foi, dans l’Écriture, est décrite comme dépendant de tous les sens. Elle est visible : « Tournez-vous vers moi, et vous serez sauvés ». On peut l’entendre : « Ecoutez, et votre âme vivra ». La foi est odorante : « La myrrhe, l’aloès et la casse parfument tous tes vêtements » ; « Ton nom est un parfum qui se répand ». La foi est un contact spirituel. Par cette foi la femme est venue derrière Jésus et a touché l’ourlet de son vêtement, et par cette foi nous obtenons ce que nous annonce la bonne parole de vie. La foi a également un goût pour l’esprit. « Que tes paroles sont douces à mon palais, Plus que le miel à ma bouche ». « Si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes ». Ce « goût » est la foi dans une de ses plus sublimes opérations.
Une des premières performances de la foi est d’entendre. Nous entendons la voix de Dieu, non pas avec seulement notre oreille extérieure, mais avec notre oreille intime ; nous l’entendons comme étant la Parole de Dieu, et nous croyons qu’il en est ainsi ; c’est ici l’écoute de la foi. Alors notre esprit prend garde à la vérité telle qu’elle nous est présentée ; c’est-à-dire que nous le comprenons, nous en percevons la signification ; c’est la manière de « voir » la foi. Ensuite nous découvrons combien elle est précieuse ; nous commençons à l’admirer, et nous découvrons combien elle est parfumée ; c’est la foi dans son « odeur ». Alors nous nous approprions les miséricordes qui sont préparées pour nous en Christ ; c’est la foi dans son « contact ». De là vont suivre les plaisirs, la paix, la joie, la communion ; qui sont la foi dans son « goût ».
Chacun de ces actes de la foi est de sauver.
Entendre la voix de Christ comme étant la voix certaine de Dieu dans notre âme nous sauvera ; mais ce qui donne le vrai plaisir est l’aspect de la foi dans lequel Christ est reçu en nous, et fait, par une appréhension intime et spirituelle de sa douceur, que nous avons ainsi la nourriture de nos âmes. C’est alors que nous nous asseyons sous son ombre avec une grande joie, et que nous trouvons son fruit doux à notre palais. Ch. Spurgeon